Photo : Markus Spiske
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Climat et biodiversité : duel ou duo ?

La connaissance, la préservation et la gestion durable et rationnelle de la biodiversité apparaissent comme un enjeu considérable. Trop souvent, le primat accordé au changement climatique dans l’agenda des politiques publiques masque cette réalité, dont il est urgent de prendre la mesure.

Un million d’espèces menacées de disparition, 87 % des zones humides perdues depuis le xviiiesiècle, 100 millions d’hectares de forêts tropicales disparus entre 1980 et 2000… le rapport de l’Ipbes, publié en mai 2019[1], a pu étonner certains. Pourtant, rien de très surprenant dans cette publication, qui ne fait que confirmer ce que d’autres données établissaient déjà depuis longtemps. L’importance de l’érosion de la biodiversité a simplement été occultée par le primat conféré au changement climatique dans les politiques publiques et les médias.

Deux enjeux étroitement liés

Le changement climatique est souvent considéré comme le sujet d’environnement majeur, surplombant tous les autres, mais cette perception ne correspond pas à la réalité des constats. La communauté scientifique internationale juge l’érosion de la biodiversité d’une importance équivalente à celle du changement climatique. Elle considère également qu’à l’inverse d’autres questions d’environnement, essentiellement locales, ces deux enjeux font

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Guillaume Sainteny

Haut fonctionnaire, il enseigne le développement durable à AgroParisTech et a publié le Climat qui cache la forêt (L’Echiquier, 2015).

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Suite à la crise des Gilets jaunes, ce dossier, coordonné par Jean-Louis Schlegel et Jacques-Yves Bellay, décrit une France en archipel de bassins de vie : certains fragiles et relégués, d’autres attractifs et dynamiques. À lire aussi dans ce numéro : la révolution tunisienne, la tragédie du Venezuela et l’esprit du christianisme.