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Pour un tournant dans la politique scolaire

par

Guy Coq

Cette rentrée semble marquée par la fin d’un certain silence : celui qui portait sur les limites des méthodes de lutte contre l’échec scolaire, et sur le recul du système éducatif français dans les classements internationaux. Pour expliquer l’inefficacité de certaines réformes, il serait trop facile – ce que font certains – d’incriminer le « conservatisme » des enseignants, leurs résistances au changement, notamment dans les méthodes. Ce discours a tenu lieu trop souvent de prétexte pour ne pas réexaminer les principes mêmes qui ont inspiré les politiques d’éducation depuis plusieurs dizaines d’années, tant des gouvernements de gauche que de droite.

Difficultés précoces

Un constat s’impose : la source essentielle des échecs graves à l’école est à chercher du côté des 20 % d’enfants qui au CP connaissent de sérieuses difficultés et pour lesquels les seuls remèdes mis en avant sont soit le redoublement, soit le passage en classe supérieure, avec une situation d’échec qui ne fera que s’aggraver de niveau en niveau au cours de la scolarité, jusqu’à la sortie du collège.

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Guy Coq

Philosophe, président d'honneur de l'association des amis d'Emmanuel Mounier, il a consacré de nombreuses contributions à l'école en France et aux changements de l'éducation. Il a également contribué aux réflexions sur les changements de la laïcité dans le contexte français de sécularisation. Après un ouvrage remarqué sur son parcours spirituel, Que m'est-il donc arrivé ? Un trajet vers la foi (Pa…

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