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Le texte et l'université : idée et histoire d'une institution unique

août/sept. 2010

#Divers

Dans cet éloge de l’université, prononcé à Brême, Illich présente son analyse des transformations historiques des manières de lire, d’où est issu l’idéal du savoir universitaire qu’il veut opposer au pilotage de la science par les budgets de recherche.

Hier, j’occupais pour la première fois un siège dans l’équivalent allemand du shinkansen, le « train-balle » japonais. Ici, on l’appelle Intercity Express. À plusieurs dizaines de kilomètres, mais seulement quelques minutes avant l’arrivée à Hanovre, un inconnu m’interpella par mon nom pour me dire qu’il me lisait depuis une vingtaine d’années. Comme moi, il se rendait à Brême, et avant même de changer de train, nous étions engagés dans une conversation entre collègues. En tant que professeur de physique des solides, il tente de fonder moralement ce qu’il fait et enseigne. Qui parle avec son enthousiasme des éléments d’embrayage des trains à grande vitesse japonais est assurément un maître fascinant. Mais le commentaire de la transition vers le silicone et le germanium atteignit rapidement son point mort et bientôt, c’est une autre question qui occupa nos esprits, celle des lourdes conséquences de la confusion qui, tant au Sénat que face à la télé, incite les

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Ivan Illich

(1926-2002)   Dans les lointaines années 1970, un essayiste, un pamphlétaire, un lanceur d'idées et surtout un critique de la société industrielle travaillait dans une sorte de cabane dans un village paysan du Mexique et en sortait, une ou deux fois l'an, pour faire le tour du monde, secouer les idées reçues des gens en place, prononcer quelques conférences magistrales dans des lieux prestigieux…

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