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Critique de la pensée du risque

août/sept. 2010

#Divers

Le développement de la médecine prédictive, qui peut définir des risques potentiels pour chacun, change profondément notre rapport à la santé. Faut-il apprendre à vivre avec ces risques abstraits ou repenser un autre rapport à notre futur et à notre santé ?

Ivan Illich est mort brusquement le 2 décembre 2002. Le matin même, il avait retravaillé ce texte et l’avait pourvu de notes. Au cours des semaines précédentes, nous nous étions rencontrés régulièrement pour méditer ensemble sur la bonne manière d’aborder par écrit la destruction de l’expérience concrète et sensuelle du présent par l’obsession pour le risque statistique. C’est finalement l’essai de Gerd Gigerenzer, Penser le risque. Apprendre à vivre dans l’incertitude1 qui nous a offert l’occasion de mettre nos ruminations communes par écrit sous forme d’une recension critique. Après m’avoir congédiée plus d’une fois après lecture de mes premiers brouillons, il m’a finalement invitée à m’asseoir à sa table et, durant de longues heures, nous avons discuté des formules les plus aptes à exprimer une position commune et avons patiemment forgé les phrases les exprimant. Je lui suis très reconnaissante de ses derni

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SAMERSKI Silja

Ivan Illich

(1926-2002)   Dans les lointaines années 1970, un essayiste, un pamphlétaire, un lanceur d'idées et surtout un critique de la société industrielle travaillait dans une sorte de cabane dans un village paysan du Mexique et en sortait, une ou deux fois l'an, pour faire le tour du monde, secouer les idées reçues des gens en place, prononcer quelques conférences magistrales dans des lieux prestigieux…

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