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Quand la balance de la justice internationale vacille. Karadzic, Hartmann, Seselj

mai 2016

#Divers

Karadzic, Hartmann, Seselj

Le bilan du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie est inégal. La condamnation de Karadzic a confirmé son projet d’extermination. Mais l’arrestation de Florence Hartmann a tout gâché. Et l’acquittement de Seselj a enterré la réflexion sur les responsabilités de la propagande de guerre.

Le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (Tpiy) a été mis en place en 1993 pour juger les responsables des violations graves du droit international humanitaire commises sur les territoires de l’ancienne fédération communiste après son éclatement en 1991. Premier tribunal pour crimes de guerre créé par les Nations unies, il est aussi le premier tribunal international à connaître de tels crimes depuis les tribunaux de Nuremberg et de Tokyo, inaugurant la création de nombreuses autres juridictions internationalisées (Rwanda, Sierra Leone, Cambodge, Liban, etc.) et l’établissement d’une Cour pénale internationale permanente. En deux décennies, alors qu’il arrive au terme de son mandat, le Tpiy aura jugé près d’une centaine d’accusés1. En mars 2016, il a rendu l’un de ses jugements les plus attendus

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Joël Hubrecht

Chargé de mission à l'Institut des hautes études sur la justice (IHEJ). Membre du Comité Syrie-Europe après Alep. Auteur de Kosovo: 1981, 1989, 1999, 2001 : établir les faits, (Editions Esprit, 2000) ; Enseigner l'histoire et la prévention des génocides: peut-on prévenir les crimes contre l'humanité ? (La Hachette, 2009). ...

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