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Dubaï-Beyrouth : l’ombre et son double

novembre 2006

#Divers

Lancée depuis les années 1980 dans un développement économique volontariste spectaculaire, Dubaï s’inspire de la manière dont Beyrouth sut profiter, au début des années 1970, de sa situation géopolitique. Mais cette manière de tirer parti des effets régionaux de la mondialisation influence en retour, jusqu’à la guerre de cet été, la tentative de Beyrouth de se réinsérer dans les flux mondiaux.

Un double cliché semble courir sur la relation entre Beyrouth et Dubaï. Celui de deux « cités-États » d’abord, et celui de deux villes difficilement inscrites dans leur territoire national ensuite, le Liban dans le cas de Beyrouth et les Émirats arabes unis dans le cas de Dubaï. De là se pose déjà le premier écueil de ce texte : parle-t-on d’une comparaison entre Beyrouth et Dubaï, ou d’une comparaison entre le Liban et Dubaï ? Le propos qui va suivre se situe ouvertement entre les deux, et c’est justement cette tension entre les deux échelles territoriales qui sous-tend ce qui suit.

En réfléchissant à la comparaison entre Beyrouth et Dubaï, il est tentant d’avoir en tête une suite de séquences historiques : on pourrait en effet dire

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Joseph Bahout

Joseph Bahout est non-resident scholar au Carnegie Endowment à Washington DC, où il travaille sur le Moyen et le Proche-Orient. Il a été professeur à Sciences-Po Paris, Consultant permanent au CAPS et Chargé de mission à l’Académie diplomatique internationale. Il a écrit en 2014 Les entrepreneurs syriens : Économie, affaires et politique.

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