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L'Europe protège l'alerte

Parce qu’ils prennent au sérieux les promesses de la démocratie dont ils ont à cœur de dénoncer les dys­fonctionnements, les lanceurs d’alerte doivent être protégés[1]. La directive sur la protection des lanceurs d’alerte, votée le 16 avril dernier par le Parlement européen lors de sa dernière session avant les élections européennes, marque un grand pas dans cette direction.

Le texte prévoit une protection pour tous ceux qui souhaiteraient signaler des manquements à la loi, actes ou omissions, qu’il s’agisse d’activités illicites ou contraires à l’intérêt général dans le cadre de leurs activités professionnelles.

Actuellement, la protection accordée aux lanceurs d’alerte au sein de l’Union est fragmentée et insuffisante. Seuls dix pays dont la France, l’Italie, l’Irlande ou le Royaume-Uni ont défini, dans leur droit national, un statut spécifique pour protéger les personnes qui dénoncent les activités illégales ou illégitimes dont elles sont témoins. La plupart des autres États n’accordent qu’une protection sectorielle, dans le cadre de la lutte contre la corruption, ou pour le secteur public par exemple.

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Juliette Decoster

Responsable de programmes à la fondation Charles Léopold Mayer pour le progrès de l’homme.

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