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L'institution française de la philosophie et son envers

mars/avril 2012

#Divers

Si l’on peut parler de « philosophie française », c’est parce qu’il y a, en France, des institutions spécifiques qui guident la formation de ceux qui se destinent à en faire profession. Cette professionnalisation de la philosophie ne va pas de soi, elle est toujours soumise à la critique. Mais même ceux qui jouent sur les marges de la discipline ou les vilipendent (au nom d’une « contre-philosophie ») doivent se situer par rapport à elles.

Que la philosophie soit, comme toute discipline académique, influencée ou déterminée quant à sa forme par les conditions institutionnelles dans lesquelles elle est pratiquée, c’est une vérité sociologique qui frise le truisme. Qu’elle le soit peut-être aussi dans son contenu, alors même que la revendication d’universalité du propos philosophique exige qu’en principe il s’abstraie des conditions particulières de son élaboration, c’est ce qui demande à être examiné et, le cas échéant, établi avec soin.

C’est pourtant ce que je crois vrai dans le cas de la philosophie française des deux derniers siècles ; toutefois, je me garderai d’avancer une thèse générale sur ce sujet, car je suis convaincu que seule une analyse empirique peut conduire en la matière à des résult

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