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L'effet Habermas dans la philosophie française. Entretien

août/sept. 2015

#Divers

La réception de Habermas en France illustre à bien des égards le décalage intellectuel entre l’Allemagne et la France, en particulier dans les années 1960 et 1970, âge d’or du structuralisme, Habermas ayant lui-même durement critiqué les philosophes « postmodernes » (Foucault, Derrida). Paradoxalement cependant, il est aujourd’hui étudié comme un « classique ».

Esprit – Les premiers livres de Habermas traduits en France gravitent autour du problème de la science, de la technique contemporaine et de leur impact sur le projet émancipateur de la Théorie critique1. Plus que d’autres, ces textes semblent inscrire leur auteur dans l’héritage direct de l’École de Francfort, avec une synthèse entre la critique du capitalisme et celle de la raison fonctionnelle. Comment cette première réception s’articule-t-elle à la situation philosophique française de l’époque, marquée par le marxisme et l’heideggérianisme ? Y avait-il, dans la France des années 1970-1980, une place pour la Théorie critique dont on semble aujourd’hui retrouver l’inspiration ?

Jean-François Kervégan – J’aurais tendance à dire qu’il n’y avait pratiquement aucune place. Natur

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