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Dans le même numéro

Bolivie : le pouvoir d'Evo Morales

juin 2010

#Divers

Début avril, les Boliviens ont voté pour élire leurs autorités locales : maires et conseillers municipaux, gouverneurs et conseillers départementaux. Le Mouvement pour le socialisme (Mas) mené par le président Evo Morales, qui gouverne le pays depuis janvier 2006, a affirmé sa présence sur tout le territoire national en gagnant la direction de six départements sur neuf, et celle de 231 municipalités sur 337 ; une avancée remarquable relativement au résultat des municipales de 2004 à la suite desquelles il obtenait la majorité absolue dans 89 mairies sur 321, et à celui des élections de préfets de décembre 2005 quand il l’avait emporté seulement dans trois départements1.

Un mécontentement diffus

Ce bilan électoral est cependant moins éclatant qu’il n’y paraît. En effet, depuis les élections nationales de décembre 2009 – présidentielles et législatives –, il y a donc à peine quatre mois, le Mas a perdu plus d’un million de votes. On peut objecter à cette comparaison que les deux élections ne sont pas de même nature ; il paraît logique, en effet, que les candidats locaux du Mas réunissent moins de suffrages que leur leader national, Evo Morales. Mais l’écart est considérable puisque d’une é

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