Do not follow this hidden link or you will be blocked from this website !

Dans le même numéro

Une histoire à l'échelle du monde. Introduction

juin 2015

#Divers

En janvier 2008, la congrégation générale de la Compagnie de Jésus a accepté la démission de Peter-Hans Kolvenbach, supérieur général de la Compagnie, aussi appelé le « pape noir ». Cette « renonciation », à laquelle Benoît XVI, informé, avait consenti, était une première pour cet ordre religieux et une amorce possible pour la décision de se retirer, combien plus marquante, prise par Benoît XVI cinq ans plus tard, en février 2013. Face au geste révolutionnaire du pape, on a parlé de lassitude, de manque d’intérêt personnel pour le gouvernement du Vatican, du désarroi d’un homme confronté à des dénonciations visant le secrétaire d’État du Vatican, Tarcisio Bertone, à qui il s’en était remis pour le gouvernement de l’Église (« Vatileaks »).

Le message, quoi qu’il en soit, était clair pour son successeur : après un long déclin de Jean-Paul II et un ministère très théologique de Benoît XVI, il fallait reprendre sérieusement la réforme de la Curie romaine. La réorganisation des finances n’est pas seule en cause : trop italienne, trop centralisée, la Curie apparaît éloignée des réalités d’une Église au sein de laquelle les continents non européens montent en force. Benoît XVI s’est attelé à des dossiers bloqués sous Jean-Paul II mais sans parvenir à ses fins sur aucun d’entre eux : réd

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !

Luce Giard

Historienne des sciences, de la philosophie et des milieux intellectuels à la Renaissance.

Dans le même numéro

De l'Argentine au Vatican

L'institution et le discours mystique

Teilhard de Chardin, Michel de Certeau : parcours jésuites