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L'intervention de l'État : éclairages métaphysiques

décembre 2010

#Divers

Le malentendu de 2008 est manifeste : l’État est-il intervenu pour réguler les marchés ou pour les sauver et les aider à continuer comme avant ? Pour lever les raisons de ce quiproquo, il faut revenir à une réflexion plus fondamentale sur l’idée même d’intervention transcendante.

La période ouverte par la crise financière de 2008 a révélé les équivoques de la formule « intervention de l’État ». Dans l’imaginaire collectif (surtout français), cette intervention se comprend comme un acte de régulation, de taxation ou de limitation du marché. Il s’agit de faire jouer dans le domaine des échanges économiques une logique adverse à celle de la concurrence et du profit, et ce afin de répondre à une demande sociale pressante. L’intervention de l’État conçue sur ce modèle peut être redistributrice (par l’impôt et les cotisations sociales), annexionniste (la saisie de logements vides) ou législative (limitation des « parachutes dorés »). Mais, dans tous les cas, elle consiste à agir sur le marché en contrevenant à ses règles immanentes et dans le but de satisfaire des besoins sociaux ou des exigences en matière de justice.

Or, à la

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Michaël Fœssel

Philosophe, il a présenté et commenté l'oeuvre de Paul Ricœur (Anthologie Paul Ricœur, avec Fabien Lamouche), a coordonné plusieurs numéros spéciaux de la revue, notamment en mars-avril 2012 "Où en sont les philosophes ?". Il est membre du Conseil de rédaction d'Esprit. Il est notamment l'auteur de L'Équivoque du monde (CNRS Éditions, 2008), de La Privation de l'intime (Seuil, 2008), État de

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