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La « fin du monde » : une métaphore pour le présent ?

octobre 2012

#Divers

Sous la forme de la catastrophe, la crainte de la fin des temps s’est sécularisée et diffusée dans nos représentations politiques. En quoi cela change-t-il notre perception du monde commun, de l’avenir et de l’action ? Si le refus de l’apocalypse surplombe nos décisions, en quoi la politique reste-t-elle le lieu de notre liberté ?

Le monde va finir. La seule raison pour laquelle il pourrait durer, c’est qu’il existe. Que cette raison est faible comparée à celles qui annoncent le contraire […].

Charles Baudelaire, Fusées

Le passage récent de la fin du monde du rang de représentation religieuse à celui de description rationnelle de l’avenir est une ironie de l’histoire. La disparition des blocs et le dénouement pacifique de la guerre froide semblaient offrir une durée indéfinie au monde. L’espérance, sinon dans la forme que devrait prendre l’avenir, du moins dans le fait qu’il y en aura effectivement un, paraissait à nouveau crédible. Mais, bien vite, l’association entre le monde et l’imminence de sa fin a fait retour dans la conscience collective sous les traits des crises écologiques, sanitaires ou climatiques. Même lorsqu’elle n’est plus utilisée comme

Lecture réservée aux abonnés : L'indépendance d'Esprit, c'est grâce à vous !

Michaël Fœssel

Philosophe, il a présenté et commenté l'oeuvre de Paul Ricœur (Anthologie Paul Ricœur, avec Fabien Lamouche), a coordonné plusieurs numéros spéciaux de la revue, notamment, en mars-avril 2012, « Où en sont les philosophes ? ». Il est membre du Conseil de rédaction d'Esprit. Il est notamment l'auteur de L'Équivoque du monde (CNRS Éditions, 2008), de La Privation de l'intime (Seuil, 2008), État de

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