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Partialité de l'économie, insistance du politique

janvier 2010

#Divers

En tant que discipline visant à l’objectivité, l’économie se présente comme marquée par la neutralité scientifique. Cette impartialité se marquerait en particulier par une abstention volontaire en ce qui concerne les finalités de la vie collective. Peut-on vraiment pourtant séparer ainsi la fin et les moyens ? Certainement pas, c’est pourquoi économie et politique ne sont pas dissociables.

Dans un passage de l’Éthique protestante et l’esprit du capitalisme où perce un pessimisme qui tranche avec la neutralité qu’il s’impose en général, Max Weber dresse le portrait de l’homme capitaliste contemporain :

Le puritain voulait être un homme de la profession-vocation (Beruf) ; nous sommes contraints de l’être. En passant des cellules monacales dans la vie professionnelle et en commençant à dominer la moralité intramondaine, l’ascèse a contribué à édifier le puissant cosmos de l’ordre économique moderne qui […] détermine aujourd’hui avec une force contraignante irrésistible, le style de vie de tous les individus qui naissent au sein de cette machinerie – et pas seulement de ceux qui gagnent leur vie en exerçant directement une activité économique. Peut

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Michaël Fœssel

Philosophe, il a présenté et commenté l'oeuvre de Paul Ricœur (Anthologie Paul Ricœur, avec Fabien Lamouche), a coordonné plusieurs numéros spéciaux de la revue, notamment, en mars-avril 2012, « Où en sont les philosophes ? ». Il est membre du Conseil de rédaction d'Esprit. Il est notamment l'auteur de L'Équivoque du monde (CNRS Éditions, 2008), de La Privation de l'intime (Seuil, 2008), État de

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