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Dans le même numéro

Comment les villes délaissent leur espace public

décembre 2011

#Divers

Achevé récemment, l’emblématique siège du conseil régional de Rhône-Alpes s’inscrit d’emblée dans le patrimoine contemporain. Il se présente sous la forme d’un parallélépipède évidé, traversé par une forme zigzagante. Le bâtiment répond à un triple cahier des charges : loger dans un terrain relativement exigu une forte densité de bureaux ; manifester la puissance publique ; la conforter dans son rôle de protecteur des Arts. Au cœur du prisme, l’atrium principal occupe toute la hauteur du bâtiment – environ trente mètres– soit approximativement celle de la nef de la cathédrale de Strasbourg. S’il peut être comparé à une église, une maison du peuple de notre temps, aucune cérémonie ne s’y célèbre. Ce qui traditionnellement désigne un bâtiment public, le parvis sur lequel s’ouvre la façade principale, devient ici espace intérieur, sorte de grande salle des pas perdus où règne une atmosphère à mi-chemin entre un hall de gare et le siège social de quelque entreprise mondialisée.

L’architecture administrée

Avant de fustiger l’architecte, il faut prendre la mesure des contraintes sous-jacentes, culturelles et techniques, qui s’imposent à lui. De ce bâtiment, Christian de Portzamparc n’est que partiellement l’auteur, car la p

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