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Révolution, réforme et transformation

novembre 2017

#Divers

Dans un entretien donné au Point à la rentrée 20172, Emmanuel Macron reprenait l’expression de « révolution » qu’il avait utilisée dès le début de sa démarche. Il y ajoutait un nouveau mot qu’il préfère visiblement à celui de « réforme », « transformation ». Le monde des entreprises est habitué à cette formule, souvent maniée pour parler de « transformation des business models », de « transformation numérique », de « transformation managériale » ou de « transformation des mentalités ». Dans le monde politique, l’expression est moins courante. On peut dès lors se demander ce qu’elle signifie exactement, et s’il est justifié qu’Emmanuel Macron l’emploie, en complément de l’idée de révolution.

La transformation, dans le champ politique, est à comprendre en fonction de deux dimensions : la radicalité et la modernité. Du point de vue de la radicalité, on opposait classiquement la réforme et la révolution. Au sein de la gauche socialiste notamment, des débats théoriques et politiques ont longtemps délimité deux camps séparés par des visions différentes tant de la globalité et du tempo de l’acti

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Philippe Lemoine

Entrepreneur et essayiste, il a notamment publié "Une révolution sans les Français ? Action citoyenne et transformation politique à l’âge numérique", éditions de l’Aube, mai 2018.  

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« Une vie bonne, avec et pour autrui, dans des institutions justes » : la célèbre formule par laquelle Paul Ricœur définit la « visée éthique » autorise de libres prolongements qui sont proposés dans ce dossier coordonné par Jean-Louis Schlegel. La justice réduite aux revendications égalitaires n’équivaut pas encore à l’expérience du bon.