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Le Grand Paris n’est pas Paris en grand. (Entretien)

Regarder autrement Paris, c’est repenser les mobilités et les déplacements d’une part, les densités et les formes d’habitat d’autre part. C’est donc rénover les périphéries sans privilégier les grandes opérations ni la tabula rasa. Paris doit regarder autrement ses périphéries et ces dernières reconsidérer leur relation au centre.

Esprit – L’analyse géographique et paysagère de la région Île-de-France amène à repenser bon nombre d’échelles, de niveaux, de limites. Comment l’aire métropolitaine peut-elle être abordée ? Quelle a été votre démarche dans cette analyse ?

Philippe Panerai – Penser Paris au-delà de la ville de Paris est une question qui s’est presque toujours posée à moi parce que j’ai longtemps habité et enseigné en banlieue et aussi parce que la plupart des projets sur lesquels j’ai travaillé étaient en banlieue. Travailler sur les grands terrains comme Seine-Amont ou la Plaine de France remplis aussi bien par des beaux sites que des friches ou des zones inconstructibles à cause des aéroports m’a apporté une large vision des choses et un regard nécessairement décalé par rapport au centre.

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