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La langue et la Cité : mythe, tragédie, épopée (entretien)

février 2014

#Divers

Travailler sur les grandes œuvres de la Grèce antique, tragédies ou épopées, c’est avant tout s’attacher à leur singularité. Il en va de même pour l’étude des langues. Celles-ci ne doivent pas servir au repli identitaire, ni se réduire à la communication ; elles doivent être – à commencer par la langue maternelle – connues, profondément. Et traduites. Ce travail de la langue, qui est aussi travail sur la langue, est la condition de l’ouverture au monde.

Esprit – Vous avez beaucoup travaillé sur le rapport entre la tragédie et le tragique1. La persévérance de la tragédie dans l’histoire s’est faite en effet au profit d’une métacatégorie, le tragique, non plus comme caractéristique d’un genre littéraire mais comme une catégorie capable d’éclairer le sens de l’existence humaine. C’est notamment l’usage qu’en ont fait les idéalistes allemands, et vous utilisez ces interprétations comme principes rétroactifs pour éclairer les tragédies elles-mêmes. Quelle est donc cette lecture à rebours, de Hegel à Eschyle, que vous pratiquez ?

Pierre Judet de La Combe – Le pas

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