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En Grèce, l'espoir et l'attente

mars/avril 2015

Au lendemain des élections grecques, il fallait évoquer une dynamique plutôt qu’une victoire de Syriza, le parti n’ayant pas obtenu la majorité au Parlement, à deux sièges près, même si l’accès au gouvernement constituait en soi une conquête. Aujourd’hui, en revanche, si l’on en croit les sondages, le parti remporterait la majorité absolue en cas de nouvelles élections. Cette dynamique Syriza, qui se retrouve dans les manifestations spontanées qui essaimaient encore le pays cette semaine, a pour substrat la terrible réalité sociale maintes fois décrite par les médias.

La Grèce contre l’austérité

La classe la plus pauvre, dont fait partie la grande majorité de la jeunesse, a sombré dans la pire des misères, où même survivre semble vain. Sur une population de onze millions d’habitants, près d’un million et demi de personnes sont concernées par cette « vraie » pauvreté. Je ne reviens pas sur la résignation, le désespoir, les suicides. La classe moyenne, ensuite, qui s’est construite dans les années d’après-guerre, a elle aussi basculé dans la crise. Je ne connais pas un cadre d’entreprise, un professeur du secondaire ou même d’université, un juriste qui ne finisse son mois sans difficulté financière, pour ceux qui ont réussi à conserver leur

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