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Pour en finir avec le périurbain

mars/avril 2013

La ville est sortie de ses murs, et, plutôt que de stigmatiser tel ou tel comportement ou d’essayer de définir un espace « périurbain » toujours débordant, il vaudrait bien mieux comprendre comment l’urbain réinvente les campagnes elles-mêmes, reconnaître qu’il n’y aura pas de retour à la ville, et qu’il faut donc réapprendre l’aménagement du territoire.

En 1938 est paru aux États-Unis un long article de Louis Wirth, « Le phénomène urbain comme mode de vie1 » qui, très résumé, disait à peu près ceci : les seuils de dimension et de densité adoptés pour définir les limites des villes sont arbitraires, d’autant qu’ils diffèrent selon qu’on considère les vies diurnes et nocturnes des migrants alternants ; inversement, une famille munie d’une maison, d’un téléphone et d’une voiture peut être parfaitement urbaine en matière de vie collective, communication et consommation. N’en déplaise aux limites administratives existantes. On voit ce que ces observations gardent d’actualité, avec les nouvelles technologies de communication.

Wirth rassemblait des observations bien ant�

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