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Un tournant dans la vie politique britannique ?

juin 2015

#Divers

Nul n’ignore que les urnes anglaises ont rendu le verdict le plus inattendu et le moins prévisible de leur histoire. Quelques faits : pour la première fois depuis le début du xxe siècle, un Premier Ministre en exercice depuis plus de dix-huit mois augmente sa majorité. Le Parti libéral-démocrate, allié des conservateurs dans la précédente législature, perd quarante-neuf députés, passant de cinquante-sept à huit (15 % de voix en moins par rapport aux élections de 2010). Les travaillistes, avec un peu plus de 30 % des voix, perdent vingt-six sièges par rapport à 2010. Le parti indépendantiste écossais remporte cinquante-six sièges sur cinquante-neuf en Écosse. La droite antieuropéenne (Ukip) arrive en troisième position avec près de 13 % des voix. Du fait du scrutin uninominal à un tour, elle n’obtient qu’un seul siège, mais elle arrive en deuxième position dans cent vingt circonscriptions (conservatrices comme travaillistes). Les chefs des trois principaux partis ont démissionné le lendemain des élections (même si l’un d’entre eux, Nigel Farage, de l’Ukip, a repris sa démission quelques jours plus tard, cédant à la pression enthousiaste des militants de son parti). Le parti travailliste a perdu deux fois les élections, une fois sur sa gauche, en Écosse, face au Scottish National Party

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