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Choix démocratiques et « vérité » des marchés

décembre 2010

#Divers

Avec la dette se profile à nouveau le risque d’une disparition des marges de manoeuvre des puissances publiques devant les contraintes des marchés. Pour ne pas s’enfermer dans un débat sur le bon niveau de la dette, il faut s’interroger sur la manière dont nous comptabilisons la création de valeur économique aujourd’hui.

Dans la crise que traversent depuis le printemps 2010 les États, particulièrement la Grèce, on a tôt fait d’opposer vérité des marchés et impuissance politique, ou plutôt d’apposer l’une à l’autre, la vérité des premiers signifiant la défaite des seconds. C’est à partir de ce contexte qu’on tentera d’effectuer ici une sorte de va-et-vient entre les univers économique et philosophique dont l’objectif est de mieux comprendre les faiblesses de l’Union européenne mais aussi de discerner des moyens pour sortir de la situation actuelle en s’appuyant sur les outils que peut proposer la philosophie, en l’occurrence la question de la vérité, question qui peut se révéler un détour nécessaire pour dénouer le débat.

L’hypothèse qui sera explorée est que, si la règle et sa sanction ont tant de difficultés à s’incarner dans la s

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