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Impressions d'Algérie

février 2011

#Divers

Au cours du mois de janvier 2011, des émeutes et leur cortège de violences urbaines ont éclaté en Algérie. Dix ans après les émeutes de Kabylie, qui ont laissé cette région exsangue, elles nous rappellent la situation très fragile du tissu économique et social algérien. Terrifiée par le souvenir de la « décennie noire », cette guerre civile qui a fait 200 000 morts (1992-2002), vivant dans un état de pauvreté chronique, et sans prise réelle sur la marche de l’économie et des affaires de l’État, la majorité de la population algérienne contenait jusqu’alors sa fureur. Passionnés de politique et très critiques vis-à-vis d’eux-mêmes et de leurs dirigeants, les Algériens expriment ce ressentiment et cette colère dans une presse au ton très incisif. L’objet principal de leurs griefs tenant à la répartition très inégalitaire de la rente pétrolière, ils ne cessaient de dénoncer la « maffia étatique ».

Mais la liberté de ton des Algériens ne peut occulter le système d’autocratie politique et sécuritaire qui pèse sur leurs têtes. Pourtant, à fréquenter l’Algérie de 2010, il se dégageait une sorte d’insouciance retrouvée. En dépit de tous leurs problèmes, les Algériens semblaient jouir du retour « à la normale », après quinze ans d’événements tragiques (1988-2002). Les jeunes « casseurs » e

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