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L’histoire s’est remise en marche du Maroc à l’Égypte

décembre 2011

#Divers

Après les États colonisateurs sont venus les États autoritaires, qui garantissaient la stabilité des pays nouvellement indépendants aux yeux des anciennes métropoles. Aujourd’hui, les peuples ont repris leur histoire en main ; les cartes sont rebattues, et même les pays qui n’ont pas connu de soulèvements récents (Algérie, Maroc) ne sont pas sortis indemnes de ce grand bouleversement.

Depuis décembre 2010, le bien nommé « printemps arabe » secoue une région qui avait sombré dans une stagnation « brejnévienne ». On aurait certes tort d’oublier le « printemps » que la Tunisie et l’Algérie avaient traversé, il y a vingt ans, au tournant des années 1990, car il avait fait naître de réels espoirs de démocratisation. Mais les deux épisodes s’étaient cruellement terminés : par un violent conflit civil en Algérie, qui dura près de dix années, et par une plongée dans un autoritarisme policier inédit en Tunisie. Dix ans plus tard, le Maroc a connu à son tour une réelle libéralisation, faite d’une « alternance politique octroyée » par Hassan II, et d’une succession dynastique aux accents modernisateurs inédits.

Mais les événements américains du 11 septembre 2001 ont replongé le Maghreb, et le monde arabe en g

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