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Le meurtre d’Anna Politkovskaïa, un signal sinistre

novembre 2006

#Divers

Le samedi 7 octobre, jour anniversaire de Poutine, Anna Politkovskaïa, journaliste russe renommée dans le monde entier pour son courage, son intelligence, sa formidable compétence, a été assassinée par balles dans le hall de son immeuble.

La presse internationale a immédiatement réagi et, depuis quelques jours, de nombreux articles ont rappelé sa trajectoire : âgée de 48 ans, mère de deux enfants, divorcée, elle avait publié des ouvrages importants sur la guerre en Tchétchénie et le régime en place et obtenu de nombreux prix : en 2003 celui de l’Osce pour le journalisme et la démocratie, le prix Lettres internationales pour son livre (Tchétchénie. Le déshonneur russe), le prix « courage en journalisme » de l’International Women’s Fondation (Iwmf), le prix international du journalisme sur les droits humains d’Amnesty International en 2004 et le prix de Reporter sans frontière « Liberté de la presse » entre autres.

Tous les témoignages sur sa façon de travailler sont unanimes : ceux des collègues, voisins, proches : elle était exceptionnelle. Les entretiens que l’on peut lire d’elle forcent le respect :

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Véronique Nahoum-Grappe

Véronique Nahoum-Grappe est anthropologue et ethnologue. Elle a travaillé sur la violence, les rapports entre les sexes, la dépendance (notamment l'alcool, voir son livre Vertiges de l'ivresse. Alcool et lien social, Descartes et Cie, 2010). Tout en s'intéressant aux lieux de violence et de privation de liberté (camps de réfugiés en ex-Yougoslavie, prisons...), elle ausculte également les petits…

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