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Mourir de chaud ou de froid

août/sept. 2009

#Divers

Cet hiver, pendant qu’au-dessus de nos têtes deux satellites entraient en collision, en dessous de la surface des eaux deux sous-marins se percutaient. Dans le même temps, 6 000 personnes, âgées pour la plupart, mouraient de froid : six mille morts de plus que les années précédentes.

Ils n’ont pas été « calculés » au sens que les adolescents donnent aujourd’hui à ce verbe : passer sans voir, ignorer, ce premier stade d’un mépris innocent, naturel.

Contrairement aux 8 000 morts de trop liés à la canicule de 2003, ceux-là n’ont pas fait débat, et donc ils ne sont pas entrés dans notre mémoire : pourquoi ?

Il s’en est pourtant fallu de peu que les petits vieux déshydratés de l’été 2003 ne soient pas perçus collectivement : ce sont les médecins hospitaliers, dont le plus médiatisé est Patrick Pelloux, qui ont lancé le signal d’alarme, confirmé après coup par les statistiques.

Comme les nourrissons, les personnes âgées risquent la déshydratation. Ils écoutent moins leur soif et leur entourage les regarde moin

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Véronique Nahoum-Grappe

Véronique Nahoum-Grappe est anthropologue et ethnologue. Elle a travaillé sur la violence, les rapports entre les sexes, la dépendance (voir notamment Vertiges de l'ivresse. Alcool et lien social, Descartes et Cie, 2010 ; Du rêve de vengeance à la haine politique, Desclée de Brouwer, 1999). Tout en s'intéressant aux lieux de violence et de privation de liberté (camps de réfugiés en ex-Yougoslavie,…

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