Notes de lecture

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La Haine des clercs de Sarah Al-Matary

juil./août 2019

#Divers

La France, pays des intellectuels ? Cette image léguée par les Lumières et l’affaire Dreyfus occulterait toutefois la vigueur de l’anti-intellectualisme dans notre pays, d’ailleurs souvent professé par des lettrés. Avec La Haine des clercs, Sarah Al-Matary, maîtresse de conférences en littérature à l’université Lumière-Lyon 2 et rédactrice en chef de La Vie des idées, entend revenir sur cette histoire en négatif. Pour cela, elle part du postulat que cet anti-­intellectualisme n’est pas tant une «haine de la culture» que l’affirmation d’une «culture alternative».

Sarah Al-Matary commence à étudier cette forme de discours à partir du xixe siècle. Celui-ci emprunte, reconfigure et adapte à des contextes différents des arguments déjà entonnés auparavant, de la dénonciation des sophistes chez Platon en passant par les satires de Rabelais. Le xixe siècle est en effet celui du bouleversement de la société à la suite de la Révolution industrielle. À une société organisée autour de trois ord

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L’anti-intellectualisme en France, Seuil, 2019
400 p. 24 €

Benjamin Caraco

Docteur en histoire et conservateur des bibliothèques, Benjamin Caraco est chercheur associé au Centre d’histoire sociale des mondes contemporains (UMR 8058) et coordonne la rédaction du site Nonfiction.

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Le dossier estival de la revue Esprit, coordonné par Camille Riquier, fait l’hypothèse que le monde capitaliste a substitué l’argent à Dieu comme nouveau maître invisible. Parce que la soif de l’or oublie le sang des pauvres, la communauté de l’argent est fondée sur un abus de confiance. Les nouvelles monnaies changent-elles la donne ? Peut-on rendre l’argent visible et ainsi s’en rendre maître ?