Notes de lecture

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La chapelle de la rue Blomet

mars 2021

Le dernier ouvrage de Jacques Lebrun, La Chapelle de la rue Blomet, paraîtra en mars 2020 aux éditions des Belles Lettres. Retrouvé dans l’appartement de l’historien, peu après sa disparition en avril 2020, le manuscrit relate une expérience inaugurale, initiatrice d’une trajectoire intellectuelle singulière. En voici les premières pages.

Jacques Le Brun (1931-2020), figure discrète, est pourtant l’un des auteurs dont les travaux auront profondément marqué l’histoire des institutions et de la littérature chrétiennes. Élève de Jean Orcibal, il partageait avec Michel de Certeau, dont il était l’ami proche, la même approche des textes, qu’il estimait devoir lire et relire, jusqu’à l’incorporation, avant de commencer à en parler. Lecteur infatigable et homme de revues1, il se mit à écrire tardivement. Certains de ses grands ouvrages furent composés après avoir quitté en 2000 sa direction d’études à l’École pratique des hautes études, où il enseignait depuis 1978. Parmi eux citons : Le Pur amour. De Platon à Lacan (Seuil, 2002), Le Pouvoir d’abdiquer. Essai sur la déchéance volontaire (Gallimard, 2009), Le Christ imaginaire au xviie siècle (Jérôme Millon, 2020). Grand spécialiste de Bossuet et de Fénelon, dont il édita les Œuvres dans la Bibliothèque de la Pléiade, il devait inscrire leur querelle autour du « pur amour » dans le cadre d’une longue

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Jacques Le Brun

Historien du catholicisme moderne, il est notamment l’auteur de Dieu, un pur rien (Seuil, 2019).

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On oppose souvent science et croyance, comme si ces deux régimes de discours n’avaient rien de commun. Pourtant, l’expérience nous apprend que c’est généralement quand l’un des deux fait défaut que l’autre subit une crise. Dans le contexte pandémique actuel, l’incapacité des experts et des gouvernants à rendre compte dans l’espace public des conditions selon lesquelles s’élaborent les vérités scientifiques, aussi bien qu’à reconnaître la part de ce que nous ne savions pas, a fini par rendre suspecte toute parole d’autorité et par faciliter la circulation et l’adhésion aux théories les plus fumeuses. Comment s’articulent aujourd’hui les registres de la science et de la croyance ? C’est à cette question que s’attache le présent dossier, coordonné par le philosophe Camille Riquier, avec les contributions de Jean-Claude Eslin, Michaël Fœssel, Bernard Perret, Jean-Louis Schlegel, Isabelle Stengers. À lire aussi dans ce numéro : l’avenir de l’Irak, les monopoles numériques, les enseignants et la laïcité, et l’écocritique.