De quoi l’architecte est-il l’auteur ? de Jean-Louis Violeau

De quoi l’architecte est-il l’auteur ? de Jean-Louis Violeau nous fait entrer dans le labyrinthe des paradoxes de l’architecture de ces cinquante dernières années.


En architecture les faits peuvent être drôles. Aussi est-il bon parfois de laisser ce dernier mot vagabonder et l’entendre soudain changer de sens, faisant en quelque sorte tourner l’étonnement en plaisanterie, le risible en surprenante étrangeté. « C’est drôle » : c’est ce qui vous échappe à la lecture du récent ouvrage du sociologue Jean-Louis Violeau où les péripéties de « l’architecte-auteur » contemporain deviennent aussi complexes que cocasses, aussi curieuses que cruciales. De quoi l’architecte est-il l’auteur ? nous fait entrer dans le labyrinthe des paradoxes de l’architecture de ces cinquante dernières années.

L’architecte n’œuvre pas seul. Si « l’architecte-auteur » reste un « créateur sur commande », toutefois « l’architecture est la dernière résultante d’une chaîne de décisions ». Or le cliché demeure de voir en l’architecte le geste inaugural de la création de l’édifice, faisant de lui, sinon le premier maillon de la chaîne, du moins le maillon fort. Un maillon toutefois sensible, particulièrement en cas de constat de malfaçons : « comme un auteur littéraire “autorise” un texte, l’auteur-architecte autorise un édifice, lui porte sa caution ». La signature de l’architecte valide l’authenticité de l’œuvre mais surtout engage sa garantie. D’un autre côté, comme le rappelle Jean-Louis Violeau, si « faire de l’architecture en amateur demeure improbable », l’architecture reste toujours « un art public par excellence », sans qu’il soit possible de savoir précisément « quelle est la prise de l’architecte sur son public ». Bref, un art public « qui s’expose et s’impose – aux débats ». Comment alors comprendre le désarroi généralisé des architectes, déclarant de façon récurrente que leur activité ne leur permet pas de « croiser suffisamment d’interlocuteurs partageant études et culture communes ». Est-ce pour cette raison que de moins en moins d’architectes décident de s’inscrire à l’Ordre ? En admettant que « les professions se redéfinissent en permanence », la question de la construction d’une culture commune à partager, avec la maîtrise d’ouvrage, les collectivités locales, les promoteurs, etc., sans oublier le public, semble l’attache manquante de cette longue chaîne de décisions en architecture.

Quelle forme la culture commune des architectes pourrait-elle avoir ?

Jean-Louis Violeau – Pour avoir enquêté sur ce sujet il y a quelques années avec Monique Eleb et Soline Nivet dans le cadre du laboratoire ACS (ENSAPM) pour le compte de la Mission du patrimoine ethnologique au Ministère de la Culture (qui s’est malheureusement éteinte en 2020 après avoir soufflé ses 40 bougies), nous en étions arrivés au constat d’un rapprochement souhaitable entre les « formes simples », l’une des multiples variantes du classicisme et du « goût classique », et une définition possible de la « culture occidentale » au sens large. « La force de l’habitude provient du sens de l’ordre » : c’est le constat, illustré par une tache d’encre de Rorschach, qu’a choisi l’historien d’art Ernst Hans Gombrich pour ouvrir son chapitre traitant de « la vigueur des habitudes perceptives1 ». L’image de Versailles comme une forme d’idéal concrétisé hantait ainsi les imaginaires de nombre des personnes interrogées… Mais quelle que soit l’image de l’architecte et quel que soit le « pouvoir » reconnu à l’architecture, l’idée de la tempérance comme qualité française issue de la Renaissance et tant valorisée à la fin du xixe siècle, nous est aussi apparue comme une valeur toujours partagée, même par ceux qui semblaient le moins à l’aise avec les hiérarchies et les codes culturels. Sachant que derrière la tempérance, le raisonnable – ou si l’on préfère, l’équilibre des contraires – n’est jamais bien loin. C’est notamment ce constat qui nous a conduits à très vite évoquer le neutre comme une catégorie générique d’évaluation, résumant le mieux ce balancement, caractéristique de l’expérience du quotidien, entre familier et étranger, balancement qui est aussi le théâtre intime de la formation du jugement de goût.

Deux parties composent cet ouvrage consacré à l’« architecte-auteur » : « Figure » et « Statut ». Les deux termes posent nettement la question de la reconnaissance, allant de la visibilité de « l’architecte-auteur » aux textes qui encadrent la profession et la protection de son œuvre. Certes, le visage de l’architecte n’occupe pas une place aussi importante que celle, en littérature, de l’auteur, néanmoins son portrait apparaît en grand dans son œuvre, imposant parfois la visibilité immédiate de « l’architecte-auteur ». Une citation de Ricardo Bofill, que Jean-Louis Violeau replace dans le contexte des années 1990, affirme ainsi que le projet directeur est de « proposer des solutions toujours renouvelées, adaptées au contexte géographique d’un projet, mais que tout le monde reconnaît pourtant comme des bâtiments de Bofill » : voilà pour la figure. Les propos de Bofill se poursuivent sur le même ton : « L’architecture est un art, une valeur ajoutée. C’est donc une obligation aujourd’hui de faire venir un architecte international comme c’est une obligation pour un musée d’acheter tel tableau signé de tel artiste, pour ne pas être qualifié de petite institution de province » : voilà pour le statut. Les faits, les affaires, et l’organisation même des agences confèrent à l’architecte-auteur une « étonnante variété de visages » ; rien d’étonnant donc quand, en ouverture du chapitre intitulé « Le droit d’auteur en architecture ou la force d’un malentendu », Jean-Louis Violeau écrit : « L’auteur en architecture n’existe pas et pourtant il n’y a que lui. » La question de l’auteur traverse également l’enseignement de l’architecture, et les méthodes pédagogiques des architectes Paul Virilio, Philippe Boudon et Henri Ciriani, abordées dans l’ouvrage, ajoutent à leur façon un nouveau visage à l’architecte-auteur. Dans une thèse de Margaux Darrieus soutenue en 2019, l’architecte est même présenté en « artiste des affaires ». Mais, pour Jean-Louis Violeau, « la mutation de l’architecte-auteur en “artiste des affaires” […] est achevée […] et du même coup déjà en voie de dépassement ».

Aujourd’hui, les projets concernent avant tout le bâti existant, pour le réparer, l’adapter, voire le transformer pour un nouvel usage. La figure et le statut de l’architecte-auteur connaissent-ils un nouveau tournant ?

J.-L. Violeau – Ce tournant est engagé depuis un moment, mais sa reconnaissance symbolique n’aura que trop tardé, l’univers des architectes étant par habitude de pensée assimilé au « geste » artistique et créatif. Il n’en reste pas moins qu’une (très) grande agence comme Reichen & Robert – aujourd’hui associée à Carta – s’est fait reconnaître dès la fin des années 1970 pour son savoir-faire dans la rénovation et transformation d’anciens édifices industriels en logements, à l’image de la transformation en 1977 de la filature Le Blan à Lille, qui leur valut une première reconnaissance avant que leur savoir-faire ne soit définitivement identifié à l’occasion de la restructuration de la Grande Halle de la Villette, inaugurée à Paris par François Mitterrand en 1985. Au fil des années, la reconnaissance de ces opérations de rénovations profondes s’est accentuée. Si l’on regarde par exemple les pages de la revue de référence des architectes, AMC-Le Moniteur architecture, ces transformations n’ont cessé jusqu’à nos jours de s’y faire plus présentes au point, pour certaines sélections de l’Annuel, le numéro-bilan qui paraît à la fin de chaque année, de composer près d’un tiers des réalisations distinguées. Le tout avant que l’une d’entre elles ne soit (enfin) couronnée en 2004 par l’Équerre d’argent (pour le dire vite, l’équivalent d’un prix Goncourt de l’architecture) pour la mutation de l’ancienne Cité administrative de Pantin de Jacques Kalisz profondément revisitée par Antoinette Robain et Claire Guieysse. Il faut relever que les deux dernières Équerres d’argent ont été attribuées à des opérations de ce type : en 2023 à François Brugel & H2O pour la transformation d’un bâtiment de bureaux en deux cent cinquante-quatr logements sociaux dans le VIIe arrondissement de Paris (îlot Saint-Germain) et en 2024 à Devaux & Devaux Architectes pour la réhabilitation de la gare haute du téléphérique du Salève à Monnetier-Mornex en Haute-Savoie. La pression, durable, lente mais efficace, en faveur de la reconnaissance du savoir-faire de l’architecte dans le champ de la rénovation-transformation devrait déboucher dans les prochains mois sur l’inscription explicite de ce domaine d’activité dans le texte de la loi sur l’architecture votée en 1977.

La féminisation de la profession modifie-t-elle « la figure » de l’architecte ? Et que pensent les « architectes-autrices » de leur statut ?

Depuis plus d’une vingtaine d’années, les femmes sont très présentes et sont rapidement devenues majoritaires au sein des effectifs étudiants des écoles d’architecture. La généralisation de la procédure d’admission dite « Parcoursup » a encore accentué le phénomène ces dernières années. Elles sortent donc diplômées en masse de nos écoles, mais n’ont pas vraiment inventé jusqu’ici un mode d’exercice qui leur serait spécifique, même si nombre d’entre elles se sont retrouvées du côté de la maîtrise d’ouvrage et de la commande. Du côté de la conception et de la maîtrise d’œuvre, des pionnières, devenues célèbres, sont apparues sur la scène architecturale française dès la fin des années 1970 (Renée Gailhoustet, Édith Girard) et le début des années 1980 (Odile Decq, Sophie Denissof, Françoise-Hélène Jourda, Myrto Vitart) relayées jusqu’à nos jours par des femmes solidement installées à la tête de l’agence qu’elles ont créé : Anne Demians, Corinne Vezzoni, Manuelle Gautrand, Maud Caubet, Véronique Descharrières, Sophie Berthelier, Amélia Tavela, Camille Salomon, Iris Lacoudre… Le phénomène le plus massif a été depuis la fin du siècle dernier l’association avec un partenaire masculin, à l’image de Karine Chartier, Claudia Devaux, Christelle Avenier, Pascale Dalix, Françoise N’Thépé, Anne-Françoise Jumeau, Dominique Jakob, Florence Lipsky, Tania Concko, Agnès Lambot, Evelyne Rocheteau, Anne Forgia, Nathalie Régnier… Associé masculin qui se trouvait fréquemment être un conjoint. Des associations strictement féminines se sont néanmoins développées depuis les années 2010 : JKLN, LA Architectures, Des Cliques et des Calques, Meat Architectures et Territoires… Bref, la pyramide bouge, mais lentement – la société ressemble généralement à un grand navire : il lui faut du temps pour opérer un profond virage ! Il est à craindre que cette inertie ne favorise guère l’invention d’un mode d’exercice spécifique aux femmes-architectes. Ces dernières sont aujourd’hui devenues des autrices comme les autres, comme les hommes-architectes, exerçant au sein d’un marché extrêmement concurrentiel.

Parallèlement à « l’étonnante variété des visages », s’impose une abondance de termes du vocabulaire du droit pour aborder le statut d’architecte-auteur et la protection de son œuvre. Citons pêle-mêle : droit de propriété et droit d’usage, droit patrimonial et droit moral, code de la propriété intellectuelle et droit au respect de l’œuvre de l’architecte, droit de reproduction et droit de suite, mais également liberté de panorama ou exception au droit d’auteur, sans oublier la protection, avec ses différents degrés, ou encore les nombreux labels qui peuvent être attribués à l’œuvre architecturale. Dans les multiples affaires décrites par Jean-Louis Violeau, l’architecte-auteur fait avant tout valoir le droit moral, « perpétuel, inaliénable et imprescriptible, conférant à l’auteur, puis à ses héritiers, un droit au respect de son nom, de sa qualité et de son œuvre ». Suivre avec précision les épreuves de Paul Chemetov face à la démolition de logements qu’il avait conçus à Courcouronnes est un exemple parlant « du droit d’auteur à l’épreuve du temps de la ville ». D’ailleurs, dans toutes ces affaires, ne s’agit-il pas toujours « de faire parler l’architecture » ? Quant aux habitants, à eux de bouger ou de se bouger. À se demander si ces derniers ne seraient pas parfois les personnages de l’architecte-auteur.

Hors du droit français, et peut-être aussi un peu avant ces cinquante dernières années, quelles formes ont pris les plaintes et les recours en justice de la part des architectes, ou de leurs héritiers ?

J.-L. Violeau – Difficile à esquisser, je cite de nombreux cas au sein de mon ouvrage, et je dirais que chacun d’entre eux renferme ses propres spécificités, qui vont de l’intérêt pécuniaire immédiat (l’immeuble dit des Bons-enfants de Georges Vaudoyer transformé pour le ministère de la Culture dans le Ier arrondissement de Paris) au noble combat pour la reconnaissance de la dignité d’une œuvre (Paul Chemetov, Berdje Agopyan ou Henri Ciriani) en passant par le banal mécontentement de riverains (les serres Formigé à Auteuil) souhaitant par ce biais voir ajournée une opération qui touche leur voisinage immédiat. Quoi qu’il en soit, la reconnaissance généralisée d’un strict droit de regard de l’architecte sur l’évolution de son œuvre pose une question fondamentale : comment faire « la ville sur la ville » ? Comment construire la ville sur elle-même avec une application stricte de ce droit à l’ensemble des bâtiments signés par un architecte ? Ainsi, dans sa relative sagesse, en retirant le droit de suite aux architectes, on peut se demander dans quelle mesure le législateur aurait pris acte que la ville doit d’abord se reconstruire sur elle-même ?

L’architecte reste maître d’œuvre, et nombreux sont ceux qui, comme Roland Castro, cité par l’auteur, pourraient dire « j’ai une nostalgie de l’œuvre ». Cependant, comme le souligne Jean-Louis Violeau, « la position de l’auteur au sein d’un univers artistique aussi contraint que l’architecture […] demeure fragile », car on oublie combien « tout architecte prétendu tel est attelé avec le hasard ». Espérant réduire cette part d’incertitude, et gagner en efficacité, l’architecte fait appel depuis quelques années déjà, au BIM (Building Information Model). Or « ceux qui conçoivent ne saisissent pas les données, tandis que ceux qui saisissent les données ne prennent pas part à la conception ». De plus, désormais, « un nouveau collaborateur » est entré dans chaque agence : l’intelligence artificielle (IA). « Jusque-là, le mot écrivait, il dessine aussi. » Si, lors d’un concours, le projet présenté peut être appréhendé comme « un calcul par anticipation », quel sens donner à cette expression aujourd’hui avec l’utilisation de l’IA ? « Le vainqueur d’un concours est fondamentalement – ou devrait être – celui qui a su faire preuve du meilleur sens de l’anticipation. C’est d’ailleurs par le biais de cet espace de liberté qu’ouvre l’anticipation que l’on peut alors seulement parler de création, donc d’auteur. »

Avec l’IA, comment désormais anticiper la figure de l’architecte-auteur et la question du statut de son œuvre ?

J.-L. Violeau – Les effets des mutations technologiques contemporaines seront en effet probablement ravageurs pour certains secteurs, en particulier les effets de l’IA. Aux logiciels de dessin ancestraux, arrivés à la fin des années 1980, ont en effet succédé depuis 2021 les générateurs d’images (et de vidéos) : Dall-e (2021), Midjourney (2022) qui a été notamment d’abord popularisé par les comptes Instagram, Stable Difusion (2022), ChatGPT (2022), Llama (2023), Runway Gen 1 (2023), SoRA (2024). La génération de plans est encore embryonnaire, avec notamment Finch3D, mais l’outil progresse. Il n’en reste pas moins frappant que l’IA éprouve autant de difficultés à transcrire une pensée de l’espace en plan. Nombre de témoignages d’architectes attestent en effet de l’apparition systématique de propositions incongrues lorsqu’ils demandent à leur machine informatique de traduire les images qu’elle génère en plans dûment cotés : une fenêtre au milieu d’une pièce, une porte au mauvais endroit… Dans ce registre qui pourrait sembler banal, l’intelligence humaine domine encore. Est-il nécessaire, ceci dit, de rappeler que l’IA, en elle-même, ne « crée » rien, se bornant à mouliner et réemployer nos propres créations ? L’IA n’est encore qu’un outil supplémentaire, une (très) puissante aide à la conception. L’apport de l’IA peut jusqu’ici être assimilé, non à un « auteur », mais plutôt à l’emploi d’un nouveau collaborateur, certes « intelligent » mais parfois un peu étrange et très têtu, et même un peu « bourrin », comme l’a qualifié devant moi un ami architecte qui explore ses capacités pour son plaisir et sa curiosité, avant de les restituer chaque matin sur son compte Instagram. Un collaborateur toujours bluffant avec son réservoir infini d’images baroques et inattendues, souvent clinquantes, dont on ne sait pas toujours très bien quoi faire, et un peu énervant lorsque l’on finit par s’apercevoir qu’il n’en fait décidément qu’à sa tête – lorsqu’il lui est demandé une modification, Midjourney par exemple ne revient jamais en arrière et préfère produire toujours une nouvelle image, qui elle-même ne sera peut-être pas tout à fait satisfaisante, et appellera une nouvelle image, qui elle-même…

En somme, il s’agit juste d’un collaborateur supplémentaire au service de l’auteur qui conserve ainsi le monopole de la décision légitime – une machine ne pouvant pas (encore) être tenue pour légalement responsable de ses productions. Il est en revanche évident qu’une profession latérale, plutôt une micro-profession dépendant des architectes-auteurs, est en train de mourir en silence : les perspectivistes forment en effet la fraction la plus menacée par l’arrivée ce nouvel outil, comme les traducteurs ailleurs ou les « auteurs » de New Romance et autres littératures de genre – mais il est fort à parier que l’intention primera toujours sur le rendu, au moins lorsque l’on prend le temps de s’attarder sur les images – ce qui n’est malheureusement pas toujours garanti. Ceci dit, ce n’est pas non plus d’aujourd’hui – et bien avant que l’IA n’existe, disons tout simplement depuis que les concours existent – que les architectes remarquent avec quelque dépit que chacun optera de préférence pour la plus belle image plutôt que pour le meilleur projet. Ces « perspectivistes » avaient d’ailleurs pris leur essor au milieu des années 1980, alors que se multipliaient les concours d’architecture, gagnant parfois très bien leur vie, certains de ces pionniers étant même devenus célèbres et très recherchés dans l’exercice de cette mission très ponctuelle et très spécifique, mais souvent décisive : François Seigneur, Jacques Ignazzi, Didier Ghislain, Antoine Buonomo, Thierry Lacoste, Louis Paillard… Mais que l’IA, perroquet-plagiaire qui marche au calcul de probabilités, ait la peau de l’architecte-auteur, c’est une tout autre histoire. Le traitement de texte n’a pas tué l’écrivain, ni même la plume de fer, pourtant refusée par principe par Chateaubriand, Hugo, Flaubert, Baudelaire et adoptée par le seul Alexandre Dumas pour mettre au travail ses « nègres » dans son atelier.

Propos recueillis par Thierry Vilpou

  • 1. Ernst H. Gombrich, The Sense of Order: A Study in the Psychology of Decorative Art, Ithaca (NY), Cornell University Press, 1979.
Éditions Le Moniteur,
190 p. 16 €