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Rem Koolhaas, l'architecte de l'histoire

juillet 2014

#Divers

Ayant atteint l’âge respectable de soixante-dix ans, l’architecte hollandais Rem Koolhaas a décidé de revenir en ce printemps aux « fondamentaux », à l’occasion de la Biennale d’architecture de Venise qui a ouvert ses portes au début du mois de juin. S’attaquer à la fenêtre et à la porte, au toit, et du sol au plafond, ainsi qu’à la persistance d’architectures nationales, a été annoncé un peu partout : en somme, cette Biennale (qui se poursuit jusqu’au 23 novembre 2014) est consacrée à l’architecture plutôt qu’aux architectes. On ne savait pas Koolhaas passionné par le vernaculaire, mais c’est bien connu, on ne sort de l’ambiguïté qu’à ses dépens... Et le contre-pied permanent, c’est sans doute l’une des raisons profondes de la fascination qu’il exerce, depuis ses débuts dans les années 1968, sur l’ensemble de la planète architecturale, et bien au-delà désormais1.

L’esprit de cette manifestation se trouve condensé dans l’un de ces collages dont l’architecte, né à Rotterdam en 1944, a le secret : Absorbing Modernity, 1914-2014. On y voit une collection d’architectures « nationales » à la veille de la Grande Guerre, recouvertes d’une béchamel de verre

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