Toute la poésie (1970-2009) de Martine Broda
Préface d’Esther Tellermann
Refusant le narcissisme, son art est celui d’une sorte de personnalisme, mettant en forme un chant du monde en quête d’absolu.
Yves di Manno a regroupé, dans l’ordre chronologique de leur composition, les poèmes de Martine Broda, jusqu’aux derniers fragments retrouvés. Dès ses premiers recueils, Martine Broda s’est imposée dans le paysage poétique par sa production et ses traductions (entre autres, de Paul Celan), caractérisées par le désir et la recherche de la lumière. Proche de Mitsou Ronat, Esther Tellermann et Charles Racine, elle fut engagée dans son temps et sut toujours défendre une poésie lyrique amoureuse, qui n’était plus guère de mise au moment du féminisme naissant. Mais comme Louise Labbé ou Marina Tsvetaïeva naguère, c’est par la « dimension inactuelle » (Yves di Manno) de l’écriture que la créatrice doit sa survie poétique. Refusant le narcissisme, son art est celui d’une sorte de personnalisme, mettant en forme un chant du monde en quête d’absolu.