Une femme sans fin s’enfuit d'Aurore Clément, Peter Wyss (photographies) et Mathieu Terence (texte)

Aurore Clément est ici tout entière, « à sa proie arrachée » et avec la pudeur requise.


« Tous les livres ont une histoire. Et la vie d’un livre est toujours un roman. Celui que vous tenez entre les mains ne fait pas exception à la règle », écrit Aurore Clément pour évoquer ce superbe ouvrage né de la rencontre avec Peter Wyss. Il l’a photographiée un matin froid d’hiver au moment où elle pleurait. Et elle d’ajouter : « Je savais sans savoir que je me trouvais au genre de moment crucial qu’on reconnaît comme tel longtemps après l’avoir traversé. » Le photographe, quelque temps après ce shooting matinal et presque improvisé, a remis à Aurore Clément un petit livre noir qui contenait ses prises. Elle l’a gardé secrètement comme compagnon de vie, sans pour autant l’ouvrir, avant de le confier à Mathieu Terence. Ce qui n’était pas encore un livre le devint. Et l’actrice y découvrit une clé : « Donner le jour à Une femme sans fin s’enfuit, et accorder à cet instant de ma vie où j’ai cessé d’être pour devenir, sa destinée véritable, fatale en un sens. » Aurore Clément est ici tout entière, « à sa proie arrachée » et avec la pudeur requise.

The (M) Éditions, 2022
84 p. 130 €