Notes de lecture

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Le marché contre l’humanité de Dominique Bourg

avril 2020

L’universitaire franco-suisse, auteur d’une œuvre largement consacrée à la pensée écologique, avance que nous serions aujourd’hui confrontés à une disparition du pouvoir des États. Ceux-ci, s’évaporant sous l’effet d’un marché globalisé, ne pourraient plus faire obstacle à l’action destructrice de ce dernier sur la planète et les liens sociaux. La souveraineté est devenue problématique.

Cette souveraineté est définie comme «la source de la mise en forme de l’existence des individus d’une société par la loi». Elle peut être explicite, renvoyant à une instance ­particulière comme l’État ou l’Église, ou implicite, exercée par la société elle-même sans médiation institutionnelle, via des règles tacites. En Europe, de la réforme grégorienne du xie siècle au traité de Westphalie en 1648, Église et États se sont partagé le pouvoir. Mais, à partir du xviie siècle, les États reprennent la main, imposent les religions, structurent territoires et marchés : la souveraine

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Presses universitaires de France, 2019
176 p. 12 €

Joël Van Cauter

Joël Van Cauter est philosophe et économiste. Il a travaillé dans le champ politique, comme entrepreneur dans le social business en Europe et en Inde, ainsi qu’en ONG où il est toujours engagé. Il est par ailleurs doctorant à l’UCL.

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Peut-on sortir de diagnostics rapides et univoques dès lors qu'il est question de populisme ? Si le mot est partout, sa définition et les jugements qu'il invite sont rarement mis en débat. En s'appliquant à redonner au populisme une profondeur historique, culturelle et théorique, ce dossier, coordonné par Arthur Borriello et Anton Jaëger, demande ce que ce phénomène révèle des dysfonctionnements de la démocratie. À lire aussi dans ce numéro : Notre-Dame dans la littérature, le rapport entre langage et vérité et les voyages d’Albert Camus.