Notes de lecture

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Nietzsche de Pierre Montebello

juil./août 2019

#Divers

Sauver la Terre : tel aurait été l’objectif de Friedrich Nietzsche. C’est du moins la thèse de Pierre Montebello dans son dernier essai consacré au philosophe allemand. Soucieux de démontrer l’originalité de Nietzsche en tant que penseur de la nature, Montebello examine la façon dont l’auteur du Gai savoir a compris la nécessité de penser le monde réel. Le monde réel, c’est-à-dire la Terre, délestée des mythologies et des arrière-mondes dont la philosophie et le christianisme l’encombrent.

Dans un premier temps, c’est le «monde» qui préoccupe Nietzsche en 1885, moment où il s’attelle à la rédaction des cahiers préparatoires à la Volonté de puissance[1]. La notion y est omniprésente, mais protéiforme, ce qui rend sa compréhension difficile : monde apparent, monde logique, monde vrai, monde réel, monde fictif, monde de ce qui demeure… Qui voudra clarifier la notion devra démêler une foisonnante ramification. Que signifie le concept de monde ? Quelle est sa genèse, et sur quelle psycho­logie humaine s’appuie-t-il ?

Il y a d’abord cette idée récur

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Fidélité à la Terre, Cnrs, 2019
446 p. 10 €

Marion Bet

Agrégée de lettres modernes, elle prépare une thèse en études politique à l'Ecole des hautes études en sciences sociales.

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Le dossier estival de la revue Esprit, coordonné par Camille Riquier, fait l’hypothèse que le monde capitaliste a substitué l’argent à Dieu comme nouveau maître invisible. Parce que la soif de l’or oublie le sang des pauvres, la communauté de l’argent est fondée sur un abus de confiance. Les nouvelles monnaies changent-elles la donne ? Peut-on rendre l’argent visible et ainsi s’en rendre maître ?