Nuit debout, 2016 © Nicolas Voisin / Flickr
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Sommes-nous devenus ingouvernables ?

"Ce n’est plus l’État et le gouvernement qui sont les initiateurs de l’action politique, c’est la société civile qui s’essaye elle-même à des formes et des lieux inédits de participation."

Des nouveaux mouvements sociaux aux formes inédites de militantisme, les façons de diffuser l’esprit contestataire se sont diversifiées en France depuis les années 1970. Récemment, la formation de mouvements citoyens comme Nuit debout ainsi que les atermoiements de l’affaire Notre-Dame-des-Landes ont confirmé la popularité de nouvelles formes de protestation.

Les raisons pour expliquer cette prospérité de la colère ne manquent pas : l’idée que la France subit encore la marque d’une culture contestataire, que nous sommes entrés après Mai 68 dans l’ère de la contre-démocratie et de la défiance, ou encore que les individus sont pris dans une société qui privilégie le bonheur privé sur l’imagination plus exigeante d’un destin collectif – en somme qu’ils ne s’intéressent plus au politique – sont des arguments récurrents. A cela s’ajoutent le discours sur le « trop d’État » et une incertitude sur le rôle de la puissance publique. Un double mouvement serait donc à l’œuvre en France, entre le renoncement et le rejet de la politique.

Reste encore à déterminer si la gouvernabilité se mesure à la capacité pour un gouvernement d’accomplir ses tâch

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