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Prévenir la violence djihadiste. Les paradoxes d’un modèle sécuritaire de Romain Sèze

Loin de se limiter à un panorama des expérimentations mises en place par les pouvoirs publics et par la société, Romain Sèze explique comment la radicalisation a émergé comme un problème public légitimant le recours à une approche préventive et dénonce, au terme d’une analyse chronologique et pluridisciplinaire, l’absence de cohérence du modèle sécuritaire français en matière de lutte contre la radicalisation.

Alors que les institutions étatiques ont longtemps été réticentes à aborder la question du terrorisme, l’affaire Merah, en 2012, contribue à consacrer l’idée d’une menace diffuse et nouvelle sur le territoire français. L’ampleur progressive du phénomène et sa durabilité, dont témoigne la succession d’attaques qui s’ensuivit et le départ par centaines de Français dans les filières syro-­irakiennes, conduisent à l’inscription du «phénomène de la radicalisation» dans l’agenda politique français pour la première fois à l’automne 2013[1]. La prise de conscience du phénomène est également collective, comme ­l&rsq

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