Tinder, campagne publicitaire 2018
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#singlenotsorry. Inventer sa vie au risque de la rencontre ?

Quelle rencontre est encore possible ?

La surface d’une publicité peut recéler des questions inattendues au-delà de sa lisibilité immédiate. Fin janvier par exemple, a surgi une affiche ancrée dans l’air du temps, non sans paradoxes. « Libre d’oser, d’explorer, de ne pas avoir d’horaires ». L’application de rencontres Tinder doit son succès au plaisir d’une légèreté décomplexée. Avec plus de 50 millions de profils renseignés à ce jour et la géolocalisation, la promesse est simple comme bonjour : rencontrer qui l’on veut, où l’on veut, quand on veut, avec garantie affinitaire et sans engagement.

En l’occurrence, la liberté version 2020 substitue au parfum subversif des étreintes éphémères la gaieté d’une partie de cartes. L’image affiche une proximité complice pour cette petite soirée entre amis, joyeuse et décontractée, canapés cosy, lumière chaleureuse, tout y est accueillant. Julie nous invite au passage à attraper sa carte de jeu. Le slogan « single, not sorry » (« fier d'être célibataire ») confirme a priori la spontanéité des rencontres improvisées entre jeunes adultes, heureux de s’être

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Hélène Mugnier

Hélène Mugnier est historienne de l’art de formation. Elle est diplômée de l’école du Louvre, et conférencière du ministère de la Culture. Pionnière du management par l’art, elle a créé et dirigé pendant quatre ans l’agence de communication par l’art, Artissimo. Depuis 2005, elle est consultante en profession libérale avec son cabinet de conseil auprès des entreprises, HCM Art & Management.…