Les frontières du public et du privé: protections et transgressions

Entretien avec Jean Louise Cohen

Cet entretien est initialement paru dans un supplément de la revue Esprit d'octobre 2004

Jean Louise Cohen, professeur de sciences politiques à l’université de Columbia. Elle est membre du comité de rédaction de la revue Dissent. Elle a participé au dossier spécial de la revue Esprit intitulé « L’un et l’autre sexe » avec un article sur le « Harcèlement sexuel: les dilemmes de la législation américaine », mars-avril 2001. Elle a notamment fait paraître aux États-Unis: Regulating Intimacy. A New Legal Paradigm, Princeton et Oxford, Princeton University Press, 2002.



Le fait qu’il existe une frontière séparant le public et le privé est ce qui garantit la défense de la liberté individuelle contre les empiétements ou les abus de l’État ou de la loi. Pourtant, les injustices privées, en particulier dans les relations entre les hommes et les femmes, fleurissent à l’abri de cette frontière qui protège la sphère privée. Les revendications pour l’égalité des sexes ont-elles contribué dans les quarante dernières années à abolir l’opposition du public et du privé? Dans quel domaine peut-on dire que cette évolution a été porteuse d’émancipation pour les femmes?

Jean Louise Cohen – La revendication féministe pour l’égalité des sexes a bien évidemment beaucoup contribué à l’émancipation des femmes. Il ne fait aucun doute, par ailleurs, que les utilisations à des fins idéologiques du discours sur la vie privée ont servi de couverture à l’oppression des femmes, dans l’espace domestique en premier lieu, mais aussi dans les rapports intimes en dehors du foyer. Néanmoins, les femmes, comme les hommes, ont besoin non seulement d’une vie privée et de l’autonomie personnelle garantie par les lois sur la vie privée, mais aussi d’égalité. Rien n’oblige à considérer la vie privée et l’égalité comme antithétiques, pas plus qu’il n’est vrai que les revendications égalitaires mènent à l’abolition de la distinction entre le public et le privé. Au contraire, elles nous obligent à un réexamen de certaines questions essentielles en vue de distinguer celles qui peuvent être laissées à la discrétion des individus de celles qui doivent être régies par la loi, afin de protéger l’égalité et la vie privée de chacun, en toute justice.
Examinons tout d’abord les effets émancipateurs de la revendication égalitaire. Sur le plan normatif, ce que nous dit la revendication féministe pour l’égalité des sexes, c’est que la position subalterne des femmes dans la société relève de l’injustice et de l’oppression, et non d’une question de nature humaine ou de petites particularités « culturelles ». Sur le plan pratique, la revendication égalitaire a mené à de grandes améliorations dans la vie des femmes. Au travail, elle se traduit par l’exigence d’un salaire égal pour un travail égal, de carrières ouvertes aux talents des deux sexes, de promotion égale et d’emplois n’obéissant plus à un codage sexuel qui généralement « protège » les femmes des postes les plus lucratifs et les plus puissants. Ainsi, la demande pour plus d’égalité applique enfin au cas des femmes les principes des grandes révolutions démocratiques du xviiiesiècle, mettant fin à un traitement de nature injuste et discriminatoire. Elle a mené à d’importantes avancées en matière de salaire, d’opportunités, de responsabilité et de considération pour les femmes. Et c’est maintenant le refus de l’égalité des chances, plus que son contraire, qui apparaît comme illégitime.
La revendication égalitaire a également pénétré le champ politique et rendu l’absence des femmes dans les hautes sphères du pouvoir, y compris à des postes administratifs ou législatifs représentatifs, suspecte en soi. Là aussi, comme le montrent, sur le plan normatif au moins, la bataille autour de la loi sur la parité en France et la pression pour augmenter – quelle que soit la présence des femmes au parlement – le nombre de postes administratifs-clés, de positions ministérielles et de places sur les scrutins de listes, la sous-représentation des femmes en politique est maintenant considérée comme une pratique illégitime résultant de procédés discriminatoires. Même si les changements dans ce domaine sont très progressifs et trop lents, surtout dans les systèmes politiques qui ignorent la représentation proportionnelle, il y a de précieux progrès dans la culture politique et de véritables avancées. La même chose vaut pour les gens de loi. Les plaintes pour traitement inégal sont maintenant défendues par des avocats qui sont des femmes. Le pourcentage de femmes dans les facultés de droit et dans les cabinets d’avocats a en effet explosé, atteignant presque 50% des effectifs. Quand les barrières qui interdisent un véritable accès des femmes aux professions libérales ou à la médecine tombent, la nécessité de gestes symboliques et de quotas s’évanouit, les perspectives et les intérêts des deux sexes étant alors représentés à tous les niveaux dans la société.
Enfin, ce qui relève du culturel et de la morale est d’une importance cruciale. Réclamer l’égalité des sexes, c’est demander que les femmes soient traitées avec une considération et un respect égal. Les droits des femmes en tant qu’êtres humains, leurs droits civiques et politiques, deviennent aussi importants que ceux des hommes. La société en tant qu’ensemble ne peut que mieux se porter quand la moitié de ses membres se voit accorder la même dignité et la même autonomie que l’autre.
La famille et le « domaine de la vie privée » sont concernés au premier chef. En dépit de la confusion et de l’idéologie qui marquent le débat sur l’« abolition » de la distinction entre le privé et le public, les revendications égalitaires dans le domaine de la vie privée ont obligé à un réexamen du sens et de la valeur de cette distinction. Si celle-ci s’est déplacée, elle n’a pas été abolie. Deux niveaux sont à considérer. Premièrement, la vie privée au niveau individuel, autrefois lien à une entité, « la famille », est devenue, d’une part une ­question d’autonomie individuelle et personnelle et, de l’autre, un ensem­ble de protections du caractère privé des relations intimes. Deuxièmement, une fois l’autonomie personnelle accordée non seulement au « chef de famille » mais aussi à tous les adultes qui font partie du foyer, c’est-à-dire à l’homme et à la femme, au mari et à l’épouse, une fois les femmes estimées comme des égales méritant considération et respect égal, les demandes pour plus de justice ne peuvent plus s’arrêter au seuil du foyer. Bref, il est inacceptable qu’un comportement abusif au sein du foyer – violences physiques, viol–, qui serait criminalisé s’il se produisait ailleurs entre personnes qui ne se connaissent pas, soit toléré, en vertu d’une théorie selon laquelle la protection de la vie privée de la famille est en jeu.
L’existence de relations intimes entre égaux écarte cette approche: si la notion de vie privée, vue comme autonomie personnelle et choix des relations intimes quelles qu’elles soient, ne doit pas servir de couverture aux mauvais traitements, elle n’en protège pas moins les décisions personnelles que font des partenaires, en matière de sexualité et de reproduction, entre autres. Ceci est devenu désormais un problème complexe, et aucune formule toute faite ne peut nous dire quelles questions cruciales relèvent du privé ou du public. Si la ligne entre ces deux champs est en train d’être renégociée afin de s’adapter aux changements culturels, elle n’est cependant pas abolie. Nous devons modifier le tracé de cette ligne d’une manière qui tienne compte de la nouvelle conception, dans notre culture, de l’égalité des sexes, afin que chacun puisse jouir d’une liberté personnelle et d’une considération ainsi que d’un respect égal dans toutes les sphères de la vie.



Différences et inégalités


Dans quelle mesure l’affaiblissement de la distinction entre ce qui relève du public et ce qui relève du privé induit-il, ou contribue-t-il à, l’affaiblissement d’autres distinctions, comme celle de genre par exemple? La distinction du féminin et du masculin garde-t-elle un sens dans un contexte de disparition de la dichotomie privé/public, et, si oui, lequel?

Ma réponse à la première question indique clairement que je ne crois pas que la distinction de genre, entre le masculin et le féminin, soit en train de s’estomper aujourd’hui, ou qu’elle soit menacée. Comme je l’ai souligné, la distinction entre privé et public n’a pas été abolie; elle ne s’est pas affaiblie non plus. Elle s’est seulement déplacée. D’autre part, je ne crois pas que le discours sur l’égalité entraîne nécessairement l’abolition de la « différence ». Malgré ce que disent les idéologues, l’affirmation normative sous-jacente n’est pas que les sexes sont identiques, pas plus qu’elle n’est une négation stupide de la différence. Plus exactement, cette affirmation égalitaire fait du traitement inégalitaire des individus sur la base de leur sexe un problème de discrimination illégitime.
Le contraire d’égalité est « inégalité », et non pas « différence ». Les revendications féministes se donnent pour but de déconstruire la (fausse) dichotomie dessinée par le tracé idéologique des frontières entre égalité et inégalité, tracé qui vient se superposer à la distinction identité/différence. Dans la problématique « égalité/différence », les femmes sont considérées comme tellement différentes des hommes qu’elles n’ont pas « besoin » d’égalité – un peu comme si l’on comparait des pommes et des oranges. Quand elles réclament l’égalité, elles se voient accusées de remettre en cause la différence des genres, ou bien d’affirmer que les hommes et les femmes sont pareils. Ceci a mené certaines féministes à rejeter les revendications égalitaires et à demander instamment un déplacement des valeurs, c’est-à-dire une valorisation et une élévation du féminin par rapport et contre le masculin. C’est là un vieux piège, le même qui a longtemps été utilisé pour justifier le racisme. Mais le meilleur moyen de s’attaquer à la dichotomie entre égalité et différence, c’est de réclamer l’égalité –dans le droit, en politique, au travail, et à la maison.


Les changements du rapport public-privé résultent aussi de la demande de reconnaissance de minorités culturelles, sexuelles, ethniques, etc. À quelles conditions la prise en compte des particularités, au nom de l’égalité, est-elle compatible avec le maintien d’un esprit public démocratique
?

Les revendications pour la reconnaissance de la différence proviennent de l’expérience de la discrimination et de l’oppression de certains groupes. Par exemple, il aurait été impossible pour les Afro-Américains de défier la ségrégation légale et les innombrables brimades exercées sur eux par les Blancs aux États-Unis s’ils n’avaient pas opposé à cette identité dénigrée que le racisme plaquait sur eux une image positive d’eux-mêmes, et exigé la reconnaissance de cette identité « positive ». Les revendications universalistes pour un traitement en tant qu’individus égaux, méritant une considération et un respect égal, requièrent peut-être des mesures spéciales pour garantir l’égalité de traitement à des groupes auxquels la loi et la culture l’ont refusée.
Si l’on revient à la dichotomie entre égalité et différence, l’égalité se dresse contre l’inégalité illégitime, c’est-à-dire la discrimination et l’oppression soutenues par la loi, l’argent et le pouvoir des groupes dominants. Mais puisque l’inégalité fondée sur la notion de groupe est souvent justifiée par la référence à la « différence » et à l’« infériorité » du groupe subalterne – que cette « différence » renvoie à la race, au sexe, à la religion –, la réponse inévitable est d’exiger la reconnaissance de la particularité. C’est le groupe dominant qui a le premier soulevé la question de la reconnaissance, à travers la non-reconnaissance, c’est-à-dire le mauvais traitement fondé sur la particularité d’une race, d’un sexe, d’une religion, etc.
Mais la solution n’est pas de répéter cette erreur à l’envers. Il faut plutôt voir le caractère double de la demande de reconnaissance: tout d’abord, l’identité du groupe dominant (cette façon de se voir supérieur) doit changer, tout comme celle du groupe subalterne envisagé comme inférieur. D’autre part, toute forme de discrimination fondée sur ces « différences » doit être abolie. Cependant, cela ne veut pas dire que tout le monde doit devenir pareil. Car ce qui est en jeu, c’est le critère définissant l’identité. Est-elle masculine, blanche, catholique, française? Une citoyenneté démocratique égalitaire implique que tous doivent partager les mêmes droits et les mêmes devoirs de citoyen, et que la voix de chaque individu compte. Mais il faut peut-être pour cela faire un détour. Il est peut-être nécessaire de reconnaître la différence, d’instaurer des mesures spéciales afin de faciliter la représentation de divers groupes, afin de défaire les privilèges des dominants et de garantir l’égalité. Le plus important, c’est qu’aucune pratique violant l’autonomie personnelle des individus ne soit tolérée, même au nom de la culture, et que tout droit de représentativité spéciale accordé à un groupe soit interprété comme une forme de discrimination positive1, dont le but est de défaire les structures discriminatoires, mais qui doit être temporaire. Il faut éviter la fragmentation du corps politique, mais également un universalisme faux, superficiel et abstrait. Tout hégélien qui se respecte sait que la relation entre l’universel et le particulier est complexe, indirecte.



Revendications et argumentations


En ce qui concerne les orientations sexuelles, deux registres d’argumentation sont possibles pour défendre les droits des homosexuel(le)s: soit demander la protection de l’« intimité de la vie privée », soit privilégier les luttes contre les discriminations. Dans la première option, on distingue le privé et le public, mais pas nécessairement dans la deuxième. Quel registre argumentatif est mis en avant dans le débat sur le mariage gay en cours actuellement aux États-Unis?

La revendication pour le droit au mariage des homosexuels est une revendication pour l’égalité et par conséquent un refus de la discrimination basée sur l’orientation sexuelle. Mais c’est aussi une demande pour un droit égal à la vie privée, parce qu’il s’agit de réclamer la même autonomie personnelle dans le choix d’un partenaire et les mêmes droits découlant de ce choix que les hétérosexuels. Cette lutte se livre sur deux registres aux États-Unis: celui des droits à l’égalité des citoyens, garantis par la Constitution, et celui de la protection de la vie privée. Le principe d’égalité est la référence essentielle en ce qui concerne le droit au mariage gay, pour des raisons historiques et de principe. L’argument historique renvoie à la lutte contre les lois sur le croisement des races qui interdisaient le mariage entre Blancs et Noirs. L’arrêt de la Cour suprême, le bien nommé Loving vs Virginia, abolit ces lois sur la base d’une argumentation égalitaire. Ces arguments sont donc à la disposition de ceux qui luttent contre les lois interdisant le mariage gay aujourd’hui. Bien sûr, le principe en jeu est évident… à moins que quelqu’un puisse démontrer que le mariage gay est inacceptable pour des raisons neutres (non religieuses), à moins que quelqu’un puisse faire la preuve que les raisons pour l’interdire ne sont pas fondées sur un préjugé, alors il n’y a aucun fondement légitime au refus d’accorder le droit au mariage au seul motif de l’orientation sexuelle. L’enjeu, c’est l’autonomie égale de la personne, la liberté pour tous de choisir son partenaire.


En France, après avoir longtemps considéré comme une dérive « américaine » le recours aux tribunaux pour lutter contre les discriminations sexuelles, on est passé rapidement de la notion de « harcèlement sexuel » à celle de « harcèlement moral », plus vague et qui englobe toutes sortes de pressions psychologiques, y compris celles qui ne sont pas marquées par une relation hiérarchique ou liées à des perspectives de promotion professionnelle. Une telle évolution a-t-elle également lieu aux États-Unis? Si non, pourquoi cette différence des deux côtés de l’Atlantique?


Le problème du harcèlement moral a été abordé de manière très différente aux États-Unis et en France. Aux États-Unis, grâce aux mouvements féministes, le harcèlement sexuel a été vu comme ce qu’il est: un problème de discrimination sexuelle sur le lieu de travail, dont le but est de maintenir les femmes en position de subordination, de bloquer leur promotion professionnelle, et de reproduire une culture de la domination, du pouvoir et des privilèges des hommes. Aux États-Unis, nous avons pu nous inspirer d’une histoire récente de luttes contre la discrimination fondée sur la notion de race. Ainsi, quand le harcèlement sexuel a été reconnu en tant que réel problème, il a été envisagé comme une question de discrimination sexuelle. C’est au tribunal que ce problème a été traité, en partie parce que, historiquement, le mouvement syndical aux États-Unis est faible et qu’au niveau des institutions, les travailleurs américains sont peu protégés contre les abus de pouvoir d’un supérieur sur le lieu de travail.
En France, le harcèlement sexuel n’a pas été envisagé comme une question de discrimination sexuelle, mais comme un abus commis par un supérieur pourvu d’un pouvoir d’encadrement, abus qui peut frapper n’importe quel subordonné, et pas seulement une femme. Je suppose que c’est pour cette raison qu’il a été possible de diluer davantage encore le problème pour en faire une question de « harcèlement moral2 », désormais totalement détaché de toute problématique hiérarchique sur le lieu de travail. Ceci est, à mon avis, une évolution regrettable qui pourrait être teintée de culture autoritaire.
Aux États-Unis également, les néoconservateurs ont soutenu les décisions de la Cour suprême faisant du harcèlement sexuel un problème relevant de la loi, parce qu’ils sont les tenants d’une culture traditionaliste qui veut « protéger les femmes » d’un langage sexiste vulgaire et insultant sur leur lieu de travail. Cette approche renforce les stéréotypes sexuels parce qu’elle occulte les problèmes de discrimination et de pouvoir qui sont à l’œuvre. C’est pourquoi il nous faut être prudents avec l’idée de « harcèlement moral ». Si le terme réfère à un traitement abusif et discriminatoire de groupes particuliers au travail –fondé sur des « différences » culturelles, religieuses, sexuel­les (y compris d’orientation sexuelle) –, alors il faut le présenter comme un problème de discrimination, et non comme une question de rectitude morale. Dans tous les cas, les féministes ont remporté la première manche de ce combat contre les défenseurs d’une culture conservatrice aux États-Unis, mais elles n’ont pas gagné la guerre. Ceux qui s’intéressent aux questions d’égalité et de démocratie doivent rester vigilants.


La surexposition de la vie privée dans les médias, en particulier à la télévision avec le développement des
reality-shows, ou sur internet avec la multiplication de private webcams qui livrent au public, on line, la vie quotidienne d’un internaute, montre que la protection du privé peut se trouver complètement démunie face à une investigation sans limite des regards extérieurs. Ne faut-il pas retrouver une forme de protection du privé, et simultanément, de l’espace public, contre une emprise médiatique qui arase et l’intime et le politique?

Le droit pour tous à une vie privée, en particulier pour ce qui relè­ve de la relation à l’information et des relations intimes, est aujourd’hui en danger. L’extrême facilité de communication par le biais des nouveaux médias électroniques accroît le risque qu’un gouvernement ou de grandes sociétés privées – telles des compagnies d’assurance – fassent usage d’informations personnelles à des fins illégitimes. Je pense qu’il est absolument nécessaire d’ériger des barrières légales protégeant les informations personnelles et la vie privée et intime de tous contre de tels abus. Il faut également forger une culture de la vie privée autour de ces nouveaux médias, qui protégerait les individus de toute exposition publique ou utilisation inappropriée de leurs problèmes personnels, mais qui ne servirait pas de couverture à ceux qui abuseraient de leur pouvoir. C’est une question complexe qui mérite la plus grande attention de la part des théoriciens et des gens de terrain. Mais nous devons nous garder de tomber dans le piège qui consiste à penser que la frontière entre privé et public est abolie et que personne ne se soucie de la vie privée des individus. Comme les féministes furent les premières à le souligner, il existe des relations de pouvoir dans la sphère privée et il est important de les prendre au sérieux.


Traduit de l’anglais (États-Unis) par Nathalie Cunnington

1.Affirmative action dans le texte anglais (ndt).
2.En français dans le texte (ndt).