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Sortir du roman documentaire ?

December 2017

#Divers

Si les romans signent une époque, les prix littéraires 2017, et plus généralement la production littéraire de ces derniers mois, apparaissent sous un double tropisme : les arcanes de la Seconde Guerre mondiale d’une part, la colonisation et son corollaire, l’esclavage, d’autre part.

Le prix Goncourt attribué à Eric Vuillard[1] pour son récit sur les compromissions du patronat allemand avec Hitler et l’invasion de l’Autriche en 1938, le prix Renaudot à Olivier Guez[2] pour le portrait et la fuite de Josef Mengele en Argentine, le prix Interallié pour Jean-René Van der Plaetsen[3] pour le portrait de son grand-père, héros de la France Libre : tous ces livres témoignent d’une source d’inspiration similaire chez les auteurs qui ont séduit les jurés. Le prix Goncourt des lycéens a désigné Alice Zéniter pour l’Art de perdre[4], l’histoire d’une famille de harkis. Un loup pour l’homme de Brigitte Giraud[5] s’arrête sur un appelé infirmier en Algérie. Avec Bakhita[6], Véronique s’intéresse à une es

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