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Flux d'actualités

Sensualité et provocation dans l'art passé et l'art du contemporain

octobre 2016

#Divers

Ce texte est tiré d'une conférence prononcée au séminaire de Georges Vigarello et Thierry Pillon, « Histoire du corps : objets, méthodes », le 31 mars 2016 à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales.

 

Dans le cadre des recherches sur les représentations du corps, la comparaison entre représentation et présentation de la sensualité en art et art du Contemporain paraît démentir l’image de libération et d’hédonisme qu’aime à se donner notre temps.

Commençons par préciser ces deux distinctions, sémantiques et conceptuelles : l’appellation « art du Contemporain », d’abord, est celle que j’ai proposée [1] pour définir la spécificité de la production artistique qui, à compter des années 1980, fut labellisée par les critiques d’art comme « art contemporain », au point de dépasser la simple nécessité, pour les salles des ventes par exemple, de segmenter la temporalité de la production à échelle récente. L’appellation « contemporain » devint plus qu’une segmentation dans cette période, elle fut revendiquée; or, le contemporain l’est pour toute époque, par définition lexicale ; il faut donc dissiper la confusion sémantique et historique. Et le qualificatif de « contemporain » ayant été employé comme critère, l’appellation « art du Contemporain » paraît la plus littérale, sans connot

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Jean-Philippe Domecq

Romancier et essayiste   Dans un souhait d'effacement ironique de l'auteur derrière l’œuvre, Domecq a pris pour pseudonyme ce nom d'un auteur imaginé par J.L. Borgès – « et imaginaires ne le sommes-nous pas tous? », précise-t-il. D'abord connu pour son Robespierre, derniers temps en 1984, où la littérature sert d'éclairage complémentaire aux travaux des historiens spécialistes de la période, il…