Angela Davis en héritage
Angela Davis, qui était principalement soutenue par la jeunesse communiste et les intellectuels lors de la manifestation parisienne de 1971, est devenue un symbole des questions de multiculturalisme, d’immigration, d’éducation prioritaire et de difficultés socio-économiques.
En mars 2023, la présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse (Les Républicains) s’est opposée à la nomination d’un lycée de Saint-Denis « Angela Davis », au profit d’une figure plus pacifique et moins politiquement marquée, Rosa Parks : « Le nom d’Angela Davis ne fait pas consensus. » Dans un contexte de polarisation autour des questions identitaires, le nom d’Angela Davis cristallise de nombreuses tensions politiques : symbole universel de la lutte contre la domination d’un système raciste et inégalitaire dans un monde postcolonial pour les uns, emblème d’un discours communautaire intersectionnel hostile aux valeurs républicaines (« wokisme ») pour les autres. Pour comprendre cette cristallisation des tensions sur la figure d’Angela Davis, il faut prendre acte de la profusion visuelle à laquelle elle donné lieu et cheminer à rebours de la chronologie. Quel est le rôle joué par le personnage d’Angela Davis dans la construction de l’espace public et la résurgence de luttes politiques ? Comment la mise en espace de sa figure sert-elle à mettre en lumière les inégalités et les rapports de domination ?
L’investissement iconographique a pour fonction de transformer la relation d’un pays à son passé. Dotée de nouvelles fonctions sociales et symboliques, l’image et le nom d’Angela Davis sont réinvestis selon des enjeux actuels par divers acteurs politiques. Sa mémoire est acclimatée à différents supports visuels et différents récits, qui sont tributaires de revendications mémorielles et de luttes politiques propres au contexte français. Après avoir interrogé l’évolution des représentations visuelles d’Angela Davis depuis la manifestation pour sa libération en 1971, nous étudierons les lieux de mémoire (les établissements d’enseignement d’Île-de-France) comme vecteurs d’une réinvention de son image dans le contexte de l’affirmation d’identités et d’appartenances multiples à l’époque contemporaine.
La marche pour Angela Davis
Angela Davis est une militante afro-américaine, membre du Parti communiste américain, accusée en 1971 d’avoir été complice de Jonathan Jackson dans la prise d’otages des membres du tribunal. Après une cavale sur le territoire américain, elle est emprisonnée à New York, puis extradée dans la prison de Marin County en Californie. Placée en cellule de haute sécurité sous les chefs d’inculpation de meurtre, kidnapping et conspiration, elle risque la chaise électrique. Dans les semaines qui suivent son emprisonnement, le Parti communiste des États-Unis d’Amérique (CPUSA) organise une campagne de soutien. Deux organisations principales voient le jour, le New York Committee to Free Angela Davis, puis le National United Committee to Free Angela Davis, qui lèvent des fonds, appellent à des manifestations pour réclamer sa libération, font circuler des pétitions, produisent des pin’s et des banderoles et forgent des alliances internationales1. Le procès d’Angela Davis, très médiatisé, la consacre rapidement comme une icône internationale de la libération noire.
Cette mobilisation s’inscrit dans une phase critique du Parti communiste américain. Les années 1970 correspondent en effet à des efforts du Parti pour rétablir sa position parmi la communauté noire et les étudiants afro-américains. La baisse du nombre d’ouvriers voit également le monde des employés prédominer, ce qui oblige le CPUSA à abandonner sa rhétorique prolétarienne et à changer de stratégie. Sur son flanc gauche, le parti doit composer avec l’attrait des mouvements révolutionnaires nouveaux, notamment le Black Power, mais aussi avec le mouvement féministe émergent et d’autres organisations de gauche modérée (la New Left, représentée par la Student Democratic Society) qui ne se réfèrent pas au marxisme dans leur analyse de l’oppression. En 1956, le rapport Khrouchtchev et la répression en Hongrie et en Pologne conduisent un certain nombre de membres du Parti communiste à rendre leur carte, ou au moins à jeter un trouble sur le bien-fondé de leur engagement. La campagne pour Angela Davis correspond donc à une tentative pour le CPUSA de se repositionner au sein d’un espace social et politique en pleine recomposition et de prendre acte de la nouvelle donne des rapports de force mondiaux.
De l’autre côté de l’Atlantique, trois ans après Mai 68, dans un contexte de luttes anticoloniales et anti-impérialistes, le Parti communiste français (PCF) lance à son tour pétitions et comités pour demander la libération d’Angela Davis. Il rassemble, le 3 octobre 1971, à Paris, 60 000 personnes pour une « Marche pour Angela Davis », de la place du colonel Fabien à la place de la Bastille. Fania Davis, la sœur d’Angela, défile aux côtés de Roland Favaro, secrétaire général des Jeunesses communistes, tandis que des lycéens et étudiants des Jeunesses communistes, venus en car de toute la France, arborent des badges et des T-shirts à l’effigie de la militante et scandent des slogans contre Richard Nixon. Si la manifestation ne semble pas rencontrer l’écho voulu, la nature et l’importance des « dispositifs iconiques2 » mis en place à son occasion sont, en revanche, édifiants. Ils reflètent la reconfiguration des rapports de force pendant la guerre froide et témoignent de l’évolution du communisme français.
L’iconographie manifestante
Angela Davis semble fournir l’occasion d’un renouveau de l’iconographie révolutionnaire au tournant des années 1970 pour un PCF qui, afin de se renouveler, devait inspirer une « imagerie politique neuve ». Ainsi, les affiches de l’atelier des Beaux-Arts pendant Mai 68 inaugurent des formes créatives, « très éloignées de la symbolique militante3 ».
Sur les pancartes et les banderoles de la manifestation parisienne, l’image d’Angela Davis apparaît standardisée : portrait de trois quarts avec une coupe afro proéminente. Parfois représentée derrière les barreaux, l’image de loin la plus fréquente est celle d’une femme libre, le regard perdu au loin. La manifestation parisienne préfère un dessin stylisé, tandis que les manifestants américains privilégient la photographie de la militante, l’associent à d’autres victimes du racisme (notamment son co-accusé Ruchell Magee) et brandissent des panneaux contre le racisme (“Jail the racist, the rich, not the black”). Hissés au-dessus de la tête des manifestants à Paris, les gigantesques banderoles nécessitent d’être tenus à plusieurs, témoignant d’une lutte collective et intellectualisée, tandis qu’aux États-Unis, certains sont portés à même le torse des individus, à la manière de la campagne “I am a man” de travailleurs noirs employés à l’assainissement de la ville de Memphis dans le Tennessee, en 1968, qui souhaitaient dénoncer leurs conditions de travail et les préjugés racistes dont ils sont les victimes.
L’image d’Angela Davis mobilisée dans un contexte parisien est empreinte d’ambiguïtés. Sanctuarisée, beauté froide, elle fait disparaître le genre au profit du politique. Le PCF de l’époque saisit l’occasion de changer une image masculiniste, dont le parti était accusé par les groupes féministes : Angela Davis incarne parfaitement la femme communiste, indépendante et libérée, susceptible d’attirer un électorat jeune. Cependant, elle a la peau claire sur les photographies, effaçant ainsi le principal motif de son inculpation. Embarrassé par les idéologies racialistes, le PCF relègue la question raciale hors de la représentation. S’agit-il de faire passer le racisme à l’arrière-plan de la lutte des classes ? Cela n’a toutefois pas choqué la jeunesse communiste manifestante qui brandit ces pancartes, témoignant de cette hyper-visibilité blanche qui fait office de norme4. Le genre et l’appartenance raciale sont effacés au profit de l’universalisme du combat communiste ; la libération des femmes et la question raciale sont subordonnées à la solidarité des peuples contre le système capitaliste.
La figure d’Angela Davis est désormais appropriée, à l’époque contemporaine, par de nouveaux acteurs et organisations politiques. Ainsi, un tract de la campagne de 2012 du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) la place dans mosaïque pop art aux côtés d’autres figures du communisme international (Clara Zetkin, Karl Marx, Vladimir Lénine, Patrice Lumumba, Louise Michel, Antonio Gramsci) et le théoricien de la domination Pierre Bourdieu, dans le respect de la parité (onze femmes, douze hommes). La phrase de Daniel Bensaid – « Bien sûr, nous avons eu davantage de soirées défaites que de matins triomphants. Et, à force de patience, nous avons gagné le droit précieux de recommencer » – relie ces différentes personnalités entre elles, afin de les présenter comme des précurseurs de l’idéologie du NPA. L’image d’Angela Davis, placée à côté de Karl Marx, n’est pas celle des affiches communistes : le tract vise ainsi à célébrer l’héritage « gauchiste » d’Angela Davis pour mieux se distinguer de l’iconographie communiste traditionnelle.
L’image d’Angela Davis est réinvestie sur d’autres fronts de solidarité, comme des organisations internationales. Ainsi, Amnesty International en fait l’emblème de la prisonnière politique. À l’époque, Amnesty International avait choisi de se mobiliser davantage pour les Wilmington Ten (neuf hommes et femmes afro-américains, accusés d’avoir brûlé une épicerie en février 1971, avaient écopé de vingt-neuf à trente-quatre ans de prison). Le choix d’utiliser l’image d’Angela Davis leur permet d’investir son capital symbolique et de donner de la visibilité à leur cause, tout en adaptant son image aux contraintes de couleur et de présentation de leur campagne de communication5.
Aux États-Unis, l’image d’Angela Davis subit également un processus de re-sémantisation. Angela Davis prend parti pour les nouveaux mouvements raciaux tels Black Lives Matter, le féminisme noir et les questions d’intersectionnalité, comme en témoigne sa présence à la Women’s March à Washington en 2017. Son image lors d’une manifestation à Richmond en 2017 côtoie celle des fondatrices de Black Lives Matter : son appartenance au Parti communiste américain y est gommée au profit d’une présentation comme “Black American Activist – Author” (« militante noire américaine – auteure »).
Certains historiens ont insisté sur l’importance de la construction d’un héritage par et pour les Afro-Américains afin de pallier leur absence de représentation dans les récits historiques traditionnels6. L’imaginaire historique mobilise la communauté afro-américaine autour d’un panthéon de combattants de la liberté ou de l’égalité (Harriet Tubman, Frantz Fanon, Martin Luther King…). En outre, la revendication de constructions de monuments hommages et le déboulonnage des statues dites « coloniales » puisent dans le passé des méthodes et des préceptes utiles pour répondre aux injustices présentes. Angela Davis a désormais rejoint cette galerie d’hommes et de femmes Afro-américaines illustres. Le National Museum of African American History, la récente institution sur l’histoire afro-américaine du Smithsonian à Washington D.C. a reçu en dépôt un ensemble d’iconographies la concernant. Ceci témoigne de sa transformation en objet muséal, digne de conservation et de restauration ; son image devient un intérêt national reconnu et un enjeu de transmission pour les générations futures.
Les différentes images d’Angela Davis renseignent sur la réinterprétation contemporaine de son combat passé. Mais une autre forme de réinvention se joue également dans d’autres lieux de mémoire et à une échelle plus fine.
Lieux de mémoire en Île-de-France
Dans son opus sur les « lieux de mémoire », Pierre Nora a relevé la prédilection de la mémoire à s’incarner dans des lieux ou des discours, ainsi que la manière dont elle est réarrangée par des stratégies de pouvoir politique7. Pour comprendre la manière dont l’icône Angela Davis s’est léguée à la postérité, il convient d’étudier ces lieux topographiques urbains qui problématisent la représentation du passé et du présent : « La nomination de l’espace public à l’époque contemporaine relève du politique au sens le plus classique du terme8. »
Sur dix mentions du nom « Angela Davis » en Île-de-France, aucune ne concerne Paris, mais toutes sont situées au Nord-Est de Paris, dans les anciennes banlieues rouges (Saint-Denis, Aubervilliers, la Courneuve, Stains, Tremblay-en-France, Bagnolet, Grignons, Bezons, Mitry-Mory, Gonesse, Goussainville). Plusieurs raisons peuvent présider à ce choix onomastique : Angela Davis représentait, pour les maires communistes de ces communes de banlieue, un combat victorieux qui pouvait être ancré dans l’espace public, alors même que leur électorat traditionnel était sur le déclin. De plus, Angela Davis est susceptible de rencontrer un écho chez des populations issues de l’immigration africaine ; la cité Émile-Dubois à Aubervilliers, où se trouve une école Angela Davis, a été marquée par la tragédie du 1er et 2 janvier 1970, quand cinq Africains ont trouvé la mort dans l’incendie de leur foyer de travailleurs migrants. Les écoles se situent souvent dans le tissu des grands ensembles et des zones de pauvreté ; l’école Angela Davis de la Courneuve fait partie d’une zone d’éducation très prioritaire. Angela Davis, qui était principalement soutenue par la jeunesse communiste parisienne et les intellectuels, est devenue un symbole des questions de multiculturalisme, d’immigration, d’éducation prioritaire et de difficultés socio-économiques.
Les noms d’établissements sont souvent des lieux polyvalents dédiés aux jeunes ou des écoles maternelles/primaires. Les trois écoles maternelles et primaires à Bezons, Aubervilliers et la Courneuve, construites par le même bureau d’architectes, partagent un même style : mélange de béton et de bois, toitures végétalisées, bâtiments longs et bas, couleurs chaudes, espaces récréatifs, énergie renouvelable et centralité du recyclage qui s’inscrit dans la démarche Haute qualité environnementale. On observe une même stratégie d’implantation dans le tissu urbain : des zones en difficulté, des espaces consacrés pour les jeunes, l’inscription dans une constellation de noms liés à des figures afro-américaines majeures. À Bagnolet, la nouvelle voie de passage Angela Davis se situe entre les rues Pierre et Marie Curie et Lénine, à proximité du l’allée Rosa Parks et du parc Nelson Mandela ; à la Courneuve, elle est bâtie près de l’école Joséphine Baker.
L’image d’Angela Davis permet donc de faire le lien entre des combats passés du PCF et son avant-gardisme en matière d’enseignement, de citoyenneté et d’énergie renouvelable. Elle subit ainsi un processus de « glocalisation » : adaptée à la scène locale, elle fournit une figure d’identification aux populations mixtes de ces quartiers, tout en gardant son universalité. Les discours inauguraux, à l’occasion de la construction des écoles, reprennent le même champ lexical que l’article de L’Humanité de 1971 : il y est question « de la joie, de la fête, de la jeunesse, de la musique, du chant », à l’instar de l’article de 1971, qui célébrait « les milliers de jeunes [qui] se mirent à chanter […] des sourires de joie sur le visage »9. Mais l’appartenance d’Angela Davis au Parti communiste est désormais passée sous silence : à Bagnolet, Angela Davis est présentée comme « professeur de philosophie, féministe et militante du mouvement des droits civiques aux États-Unis. Membre des Black Panthers […] militante des droits de l’homme10 ». Les discours municipaux soulignent également les nombreux hommages dont elle a fait l’objet (les Rolling Stones lui ont dédié la chanson Sweet Black Angel) afin de signaler sa célébrité, son capital symbolique et ainsi la relier à une culture populaire.
De telles appropriations ont lieu plus de trente ans après la manifestation de 1971. On pourrait expliquer cette appropriation d’Angela Davis par le développement important de la culture afro-américaine dans les quartiers de banlieues françaises. En effet, « la greffe d’éléments de la culture populaire afro-américaine à la culture populaire des banlieues commence à produire des effets parmi les jeunes issus des minorités. Tel est notamment le cas des sphères de la musique, du sport, de la mode et de la stylistique de soi11 ». La mobilisation de l’image d’Angela Davis en France permettrait de transformer un anti-américanisme traditionnel en américanophilie, tout en offrant une culture différente, avec sa galerie de résistants et de combattants. Si la construction de ces nouvelles écoles et rues répondent certes à la pression démographique et au besoin d’aménager certains espaces (la Seine-Saint-Denis est le département le plus jeune de la France métropolitaine), ces lieux répondent aussi à un projet politique de mise en mémoire de l’espace.
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Au-delà de l’échec du Parti communiste français à susciter l’intérêt de ses militants pour la lutte des Afro-Américains dans les années 1970, la mémoire s’incarne dans des symboles et s’adapte au gré des opportunités politiques. La réinvention contemporaine de l’image d’Angela Davis comme rebelle est le signe que le passé est bien un lieu de problématisation du présent. Angela Davis, figure majeure du « long mouvement des droits civiques12 », regrette d’être réduite à une icône : « C’est tout à la fois humiliant et une leçon d’humilité de découvrir que, pour la première génération après celle qui a fait de moi une personnalité publique, je ne suis qu’une coupe de cheveux13. » Mais, à travers l’icône Angela Davis, se lit aussi l’utilisation politique des images, les enjeux de politiques publiques, les reconfigurations idéologiques de partis et, peut-être aussi, les dynamiques de soft power entre la France et les États-Unis.
- 1. Voir Erik S. McDuffie, Sojourning for Freedom: Black Women, American Communism, and the Making of Black Left Feminism, Durham, Duke University Press, 2011.
- 2. Alexandre Dézé, « Pour une iconographie de la contestation » [en ligne], Cultures & Conflits, no 91-92, 2013.
- 3. Philippe Buton, « L’adieu aux armes ? L’iconographie communiste française et italienne depuis la Libération », Vingtième Siècle, no 80, 2003, p. 43-54 ; et P. Buton, « L’iconographie révolutionnaire en mutation » [en ligne], Cultures & Conflits, no 91-92, 2013.
- 4. Voir Maxime Cervulle, « Politique de l’image : les Cultural Studies et la question de la représentation, réflexion sur la “blanchité” », dans M. Cervulle, Jade Lindgaard, Éric Macé, Éric Maigret, Angela McRobbie, Davis Morley, Éric Neveu (sous la dir. de), Cultural Studies. Genèse, objets, traductions, Paris, Éditions de la Bibliothèque publique d’information, coll. « Paroles en réseau », 2010, p. 46-49.
- 5. Voir Stephen Tuck, We Ain’t What We Ought To Be: The Black Freedom Struggle from Emancipation to Obama, Boston, Harvard University Press, 2010.
- 6. Voir notamment August Meir et Elliott Rudwick, Along the Color Line: Explorations in the Black Experience, Urbana, University of Illinois Press, 1976 ; et Robin D.G. Kelley, Freedom Dreams: The Black Radical Imagination, Boston, Beacon Press, 2003.
- 7. Pierre Nora (sous la dir. de), Les lieux de mémoire, t. 1 : La République, t. 2 : La Nation, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque illustrée des histoires », 1984 et 1986.
- 8. Jean-Claude Bouvier et Jean-Marie Guillon (sous la dir. de), La toponymie urbaine. Significations et enjeux, Paris, L’Harmattan, 2001, p. 123. À l’époque contemporaine, le nom de rue est l’affaire de la commune et est laissée au libre choix du conseil municipal avant d’être soumise au vote.
- 9. « L’école Angela-Davis en fête » [en ligne], Regards. Le journal de la Courneuve, no 393, 7 novembre 2017 ; « La marche pour Angela », L’Humanité, 4 octobre 1971.
- 10. « Une rue Angela-Davis » [en ligne], Bajomag, Mairie de Bagnolet, no 2, avril 2015.
- 11. Achille Mbembe, « Faut-il provincialiser la France ? », Politique africaine, no 199, 2010, p. 168.
- 12. Jacquelyn Dowd Hall, “The Long Civil Rights Movement and the Political Uses of the Past”, The Journal of American History, vol. 91, no 4, 2005, p. 1233-1263.
- 13. Angela Davis, “Afro images: Politics, fashion, and nostalgia”, Critical Inquiry, vol. 21, no 1, 1994, p. 37.