Politique de l’action éducative. Débats autour de l’itinéraire de Célestin et Élise Freinet
De récentes publications permettent de mieux connaître le parcours de vie, la philosophie et l’engagement de deux pédagogues français, Célestin Freinet (1896-1966) et Élise Freinet (1897-1983). Mais, loin de converger vers une objectivation de leur rôle pédagogique et idéologique, elles suscitent plutôt le débat.
Célestin Freinet, instituteur, est le représentant français le plus connu du courant de l’Éducation nouvelle. Sa pédagogie s’appuie essentiellement sur l’expression libre et socialisée des enfants et met en avant l’hétérogénéité des élèves comme un atout, avec des outils comme l’imprimerie scolaire, la coopération et la promotion des apprentissages à partir de situations et de problèmes concrets. Avec Élise, ils ouvrent en 1935 une école privée laïque avec internat à Vence, véritable laboratoire pour promouvoir une réflexion plus large sur l’éducation. Le couple Freinet a également contribué à la création d’un mouvement pédagogique (Institut coopératif de l’école moderne) qui prolonge leur œuvre.
Freinet, enfant de l’école de la IIIe République, a connu les soubresauts de la première partie du xxe siècle : soldat blessé lors de la Grande Guerre, communiste soumis aux attaques de la droite dans les années 1930, interné puis résistant pendant la Seconde Guerre mondiale, condamné par le Parti communiste français (PCF) dans les années 1950. La suite et la fin de sa vie n’ont guère été plus paisibles, marquées par des critiques, des scissions au sein de son propre mouvement et des difficultés majeures pour faire vivre l’école de Vence.
Toutefois, si nombre d’aspects de la vie du couple Freinet restent encore à préciser, il est désormais possible de mieux cerner leur itinéraire professionnel, intellectuel et politique, longtemps restreint au livre d’Élise Freinet, Naissance d’une pédagogie populaire, sorte de « geste pédagogique », fondée sur le modèle des romans des héros communistes1. Depuis les années 1980, historiens, chercheurs des sciences de l’éducation et l’association Amis de Freinet ont exploré les aspects pédagogiques, éditoriaux et historiques de Freinet et de son mouvement d’enseignants. Les récits de proches, sympathisants et anciens élèves, ont enrichi le savoir sur les pratiques effectives des adeptes de la pédagogie Freinet. Enfin, le dépôt aux archives départementales des Alpes maritimes d’une documentation consistante a ouvert la voie à nombre d’informations inédites.
Ainsi, parmi d’autres, trois périodes marquantes de la vie des Freinet ont fait l’objet de débats récents : l’expérience de soldat de la Grande Guerre, l’affaire dite de Saint-Paul et l’internement dont Célestin est victime en 1940-1941.
La jeunesse de Célestin Freinet
Concernant la jeunesse de Freinet, Michel Mulat propose un récit hypothétique – mais très plausible, tant les sources sont rares – de l’environnement dans lequel le jeune Célestin vit ses premières années dans l’arrière-pays niçois2. En revanche, le carnet de campagne du jeune soldat décrit précisément son parcours de guerre entre 1916 et octobre 1917, ainsi que les inévitables attentes, déceptions et espoirs vécus par le jeune homme au fil des jours. Pour Henri-Louis Go et Xavier Riondet, Freinet en sort tourmenté et fragilisé, du fait des conséquences physiques et morales d’une grave blessure reçue au thorax en octobre 19173. Michel Mulat insiste plutôt sur le développement de l’esprit critique du jeune soldat à partir de son incorporation et l’évolution de son rapport à l’autorité, avec la prégnance de son sentiment d’injustice au fil des mois. Ce sentiment d’injustice aurait exacerbé son esprit critique, puis conduit à une posture pacifiste et un engagement de type anarcho-syndicaliste, voire libertaire.
Ce n’est pas l’avis de l’historien Emmanuel Saint-Fuscien, qui voit en Freinet un « pédagogue en guerres » et son expérience de soldat comme marqueur déterminant de ses futurs choix pédagogiques et politiques4. Ce spécialiste de l’histoire contemporaine donne comme exemples le comportement de Freinet pendant l’affaire de Saint-Paul, le soutien de son école aux républicains espagnols, mais aussi le fait qu’il ait conservé avec soin des souvenirs de guerre (carnet de guerre, balle qui l’a blessée, médaille).
De fait, ces contributions renvoient l’image d’un jeune homme au départ plutôt conformiste, qui devient en quelques mois engagé syndicalement et politiquement, ce qui le conduira, dès les années 1920, à fréquenter la Ligue internationale pour l’Éducation nouvelle et à prendre sa carte au PCF jusqu’en 1948. Cette fidélité envers le PCF tend à nuancer la thèse d’un Freinet pacifiste et anarcho-syndicaliste. Mais, avant tout, le mythe de la mise en œuvre pédagogique (classe promenade, imprimerie etc.) comme solution de remplacement spontanée de Freinet à son inaptitude à enseigner de manière traditionnelle du fait des conséquences de sa blessure de guerre, est définitivement caduc.
En ce qui concerne Élise (qui a elle-même minimisé son rôle dans l’avènement de la pédagogie Freinet), l’ouvrage de Michel Mulat, mais surtout À côté de Freinet de Henri-Louis Go et Xavier Riondet retracent le parcours de jeunesse de l’institutrice, et contribuent à valoriser son apport déterminant dans l’organisation et la vie de l’école créée à Vence, comme dans la rédaction d’articles et d’ouvrages et au sein du mouvement Institut coopératif de l’école moderne, en particulier après le décès de Célestin en 1966.
L’affaire de Saint-Paul
Un deuxième épisode marquant de « l’épopée freinetienne » est ce qu’il est convenu d’appeler « l’affaire de Saint-Paul ». Freinet, nommé dans une école de Saint-Paul de Vence en 1928, fait l’objet, fin 1932, d’une campagne de dénigrement visant à son déplacement, voire son exclusion de l’Éducation nationale. Le texte imprimé du rêve d’un de ses élèves, mettant en cause le maire de Saint-Paul, sert de support à cette campagne locale, qui prend bientôt une ampleur nationale. En effet, l’affaire est relayée par l’Action française, pour qui les pratiques de l’instituteur sont un exemple de la bolchévisation de l’école, la presse et les leaders de la gauche lui apportant au contraire leur soutien. Une année de péripéties et de procédures administratives conduit le couple à prendre sa retraite et accélère leur projet de création d’une école privée prolétarienne.
Les interprétations de cet événement majeur de l’histoire des Freinet sont plurielles. Henri-Louis Go et Xavier Riondet en proposent deux scénarios. Le premier consiste en la publication d’une centaine d’échanges épistolaires entre les Freinet, les autorités académiques et préfectorales. En effet, les courriers, notifications et rapports se succèdent, de la publication dans Saint-Paul d’affiches qui reproduisent trois textes libres de la classe de Freinet et demandent son départ de l’école, le 2 décembre 1932, jusqu’à sa mise en congé en novembre 1933. C’est dire l’importance que prend l’affaire et la tension qui anime les protagonistes. Le second scénario est celui d’une kabbale orchestrée par des notables de Saint-Paul, qui voient en Freinet un dangereux communiste. L’administration de l’Éducation nationale, embarrassée, préfère reprocher à l’instituteur son « freudisme », le fait de soumettre des textes d’élèves relatant des rêves à l’interprétation de psychologues comme Charles Baudouin.
Pour donner corps à sa thèse, Emmanuel Saint-Fuscien, quant à lui, relate les épisodes d’affrontement de Freinet et de ses adversaires. Ainsi, lors d’une tentative des notables et parents d’entrer de force dans l’école, Freinet se défend en utilisant un revolver, posture peu conforme à son supposé pacifisme.
Laurence De Cock reprend de manière détaillée l’affaire, laquelle s’inscrit, selon elle, dans le contexte de « la chasse au rouge », de luttes politiques et de répression contre les enseignants communistes et libertaires5. L’historienne met en évidence les difficultés de l’administration scolaire à donner une suite favorable aux injonctions politiques (notamment préfectorales) visant à sanctionner un instituteur compétent même si ses méthodes surprennent, un ancien combattant blessé, au patriotisme difficile à contester et de surcroît redoutable contradicteur. Cette image procédurière des Freinet, avec leurs requêtes et recours fréquents, contraste avec la figure de coopérateurs désintéressés véhiculée auprès des adhérents de la coopérative de matériel scolaire et dans les pages de L’Éducateur prolétarien, l’organe pédagogique dirigé par Freinet. Tout comme le fait que Freinet, qui s’est mis en congé maladie, se déplace pour faire des conférences et construit de ses mains les murs de sa future école…
L’internement
La correspondance entretenue entre les époux durant la période durant laquelle Célestin, en tant que communiste, est placé en camp d’internement (mars 1940-novembre 1941), suscite également des interrogations. Publiée partiellement par leur fille, associée aux documents d’archives, elle constitue un matériau de grande valeur pour les chercheurs6. On y décèle d’abord l’esquisse des ouvrages écrits par Freinet assigné à résidence à sa sortie du camp avant de rejoindre le maquis en 1944. On y découvre aussi les difficultés de positionnement d’un couple soudé, qui subit les événements, cherche à les interpréter, manœuvre pour obtenir la libération de Célestin, dans un contexte d’échanges épistolaires soumis à la censure.
Michel Mulat décrit la vie dans les camps d’internement et, surtout, les difficultés du couple à trouver une stratégie cohérente pour faire libérer Célestin, du fait de l’instabilité politique de l’année 1940 et du manque d’informations fiables. En témoigne leur interprétation de l’ouvrage de Hermann Rauschning, Hitler m’a dit (1939), ouvrage qui s’est révélé une mystification. Michel Mulat insiste sur le fait que la censure joue un rôle important dans les modalités d’échange, mettant l’accent sur les messages codés que s’adresse le couple pour la contourner (« Les cousins Louis Blanc » pour la police, « Beppe » pour évoquer Staline ou l’URSS). Pour cet auteur, les multiples demandes de libération des Freinet et leurs soutiens auprès de responsables politiques, et même au maréchal Pétain, relèvent du choix de « sauver sa peau » plutôt que de jouer les martyrs quand les conditions de détention affectent sa santé (des rhumatismes, séquelles de sa blessure de 1917).
Dans un gros chapitre consacré à cette période, Henri-Louis Go et Xavier Riondet y abordent le quotidien difficile d’Élise à Vence, la gestion des locaux de l’école fermée administrativement, les liens de Freinet avec sa fille Madeleine et son entourage, la question de sa santé (Célestin oscille entre activisme, notamment des cours d’alphabétisation auprès des internés, et soucis de santé). Ils évoquent également la difficulté du couple à saisir l’évolution politique et à s’adresser aux personnalités les plus à même de contribuer à une libération. Si Freinet fait appel à des personnalités très engagées dans la Révolution nationale comme Xavier Vallat, Henri-Louis Go et Xavier Riondet, tout comme Michel Mulat, réfutent l’idée d’une éventuelle compromission avec le pétainisme et jugent malveillants – sans en donner de sources – les « soupçons que laissent planer certaines biographies7 ». Pour ces deux auteurs également, l’absolue priorité est la libération de Freinet, dont la santé est mise à mal par l’internement.
Emmanuel Saint-Fuscien et Laurence De Cock ne parviennent pas aux mêmes conclusions et l’historienne en vient à penser que sa libération en octobre 1941 est certes liée aux démarches de son entourage, mais aussi aux « efforts de Freinet lui-même pour convaincre le nouveau régime de sa loyauté8 ». Elle cite, parmi les lettres adressées à Pétain, celle datée d’octobre 1940, dans laquelle le pédagogue utilise les convergences de formules (dignité des paysans, recours au local, au concret, au goût du travail et de l’effort, éducation proche de la nature) pour « surjouer la compatibilité de ses principes avec ceux de Vichy9 ». Pour Emmanuel Saint-Fuscien, par volonté de reconnaissance (et peut-être par mépris envers la IIIe République qui l’a persécuté, puis emprisonné), Freinet est prêt à s’engager (comme d’autres hommes de gauche) dans le projet scolaire de la Révolution nationale. Laurence De Cock postule plutôt que le couple – à travers les informations rares, parcellaires et indirectes qui lui parviennent – interprète les événements qui se succèdent dans la triple perspective d’obtenir la libération de Freinet, de se positionner politiquement de manière favorable quand les systèmes de valeur traditionnels font défaut et de faire reconnaître son œuvre pédagogique à la hauteur de ses ambitions.
L’attitude de Freinet durant son internement ne manque pas non plus d’interroger. Son activisme à mettre en œuvre des pratiques coopératives calquées sur le modèle de son école au sein des camps, les cours d’alphabétisation et d’élaboration de textes libres, le rôle qu’il joue comme médiateur auprès de la direction du camp, en parallèle à ses démarches tous azimuts pour obtenir sa libération, n’ont pas forcément été vus d’un bon œil par les autres internés, notamment les communistes orthodoxes (à propos desquels le pédagogue n’est pas avare de remarques désobligeantes). La question d’un Célestin Freinet exempt de tout rapprochement envers la Révolution nationale ou influencé par ses aspects rhétoriques reste encore aujourd’hui en suspens.
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Ainsi, l’histoire des Freinet, de leurs pratiques pédagogiques, et du mouvement d’enseignants qu’ils ont engagé, reste encore à enrichir. Les ouvrages présentés y contribuent grandement. Pour autant, on peut regretter que le soubassement idéologique qui les anime contribuent peut-être à renforcer l’isolement d’une pédagogie, ou à « l’insularisation des techniques Freinet », pour reprendre une formule du regretté Guy Avanzini10.
En effet, le choix de Michel Mulat a été d’écrire un livre passionnant et iconoclaste sur la forme comme sur le fond pour promouvoir un Célestin Freinet libertaire, mais aussi une conception un peu univoque de la pédagogie Freinet, en excluant des pratiques qui se réclament de son héritage, comme la pédagogie institutionnelle. Henri-Louis Go et Xavier Riondet considèrent, quant à eux, toutes les pratiques revendiquées comme pédagogie Freinet ou s’inspirant de l’œuvre des Freinet comme des détournements voire des assujettissements de la pédagogie Freinet authentique. Celle-ci serait uniquement celle pratiquée dans les trois classes de l’école de Vence, école gérée de 1935 à 1991 par le couple Freinet puis leur fille avant de rejoindre l’enseignement public. Cette posture intégriste des deux auteurs a pour conséquence de diviser chercheurs et enseignants sympathisants et de réduire à néant l’influence de pratiques déjà minoritaires au sein de l’Éducation nationale. Ce, alors que l’école de Vence a désormais perdu son caractère initial d’école laïque prolétarienne…
L’ouvrage de Saint-Fuscien a le mérite de considérer la vie des Freinet hors du champ pédagogique – et des inévitables appréciations subjectives que leur œuvre pédagogique suscite – et on peut juste regretter qu’il minimise, dans ses interprétations, l’engagement idéologique des deux pédagogues. Le livre de Laurence De Cock, de grande qualité, aurait sans doute encore gagné en épaisseur théorique en faisant appels aux travaux – quasiment absents dans ces quatre ouvrages – des chercheurs de l’université de Bordeaux ou d’Henri Peyronie, pour n’en citer qu’une partie.
Enfin, au-delà de ce qui peut sembler des épisodes anecdotiques dans la biographie de pédagogues restés marginaux, ces contributions permettent aussi de rappeler qu’une action éducative, quelle qu’elle soit, ne peut faire l’abstraction d’un soubassement politique et idéologique et mérite d’être soumise à débat. Or les temps sont plutôt à énoncer des mots d’ordre définitifs : l’avènement d’une « école de la confiance », avec le supposé recours à la science au service de l’éducation, tend à réduire la réflexion pédagogique à l’application au monde scolaire des neurosciences ; l’idéal d’une « école inclusive » se heurte à un quotidien désenchanté ; les dispositifs de participation des élèves à la vie des établissements perdent toute crédibilité face au contrôle tatillon voire absurde, via les espaces numériques de travail, de tous leurs faits et gestes. En parallèle, plusieurs écoles Freinet ou d’esprit coopératif ont subi ces dernières années des tracasseries, des fermetures (Hérouville-Saint-Clair) ou des déplacements d’office (Bobigny). L’idée de l’école comme sanctuaire, de pratiques pédagogiques soumises à une prétendue scientificité, la mise au pas des agitateurs pédagogiques (souvent des lanceurs d’alerte…), tout cela est le résultat d’une conception et d’une politique scolaire réactionnaire qui cherche à réduire l’engagement social des praticiens au profit d’une professionnalisation superficielle et sans saveur. Aussi, ces lectures plurielles de l’épopée des Freinet, de leur génie, leur engagement, leurs ambitions, leurs espoirs, leurs rêves, leurs hésitations, leurs ambiguïtés et les interprétations si diverses qui en découlent convergent vers la nécessité de penser l’école, la scolarisation, l’éducation dans toute leurs dimensions sociales, citoyennes et politiques.
- 1. Élise Freinet, Naissance d’une pédagogie populaire. Historique de l’école moderne (pédagogie Freinet), Paris, François Maspero, 1968. Voir aussi Jacques Testanière, « La pédagogie Freinet : une “éducation nouvelle populaire” des éducateurs prolétariens. Contribution à l’étude de la constitution et du développement du Mouvement Freinet dans la pédagogie contemporaine », dans Pierre Clanché, Éric Debarbieux et J. Testanière, La pédagogie Freinet. Mises à jour et perspectives, Bordeaux, Presses universitaires de Bordeaux, 1994.
- 2. Michel Mulat, Freinet. Le bon sens à la fois paysan et éclairé, Mayenne, Amis de Freinet, 2020.
- 3. Henri-Louis Go et Xavier Riondet, À côté de Freinet, Nancy, Éditions universitaires de Lorraine, 2020.
- 4. Emmanuel Saint-Fuscien, Un pédagogue en guerres 1914-1945, Paris, Perrin, 2017.
- 5. Laurence De Cock, Une journée fasciste. Célestin et Élise Freinet, pédagogues et militants, Marseille, Agone, coll. « Mémoires sociales », 2022.
- 6. Élise et Célestin Freinet, Correspondance 21 mars 1940-28 octobre 1941, éd. Madeleine Freinet, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Éducation et formation », 2004.
- 7. Henri-Louis Go et Xavier Riondet, À côté de Freinet, op. cit., t. 1, p. 587.
- 8. Laurence De Cock, Une journée fasciste, op. cit., p. 192.
- 9. Ibid.
- 10. Guy Avanzini, Immobilisme et novation dans l'éducation scolaire, Paris, Privat, coll. « Nouvelle recherche », 1975.