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Révolutionnaires à Atbara en novembre 2019 (photo Abbasher)
Révolutionnaires à Atbara en novembre 2019 (photo Abbasher)
Flux d'actualités

Soudan : retour à la case départ ?

janvier 2022

Au Soudan, l'ouverture du pouvoir à la société civile et la démission du président Omar Al-Bachir n'étaient que des mesures de façade, destinées à cacher à la communauté internationale la violence d'un régime militaire qui bafoue les aspirations démocratiques du pays.

La démission d’Omar Al-Bachir, le 11 avril 2019, avait été provoquée par une crise économique et sociale aiguë. Mais celle-ci avait fourni aux officiers supérieurs de l’armée l’occasion de débarquer un président qui, sous mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale, ternissait l’image du Soudan. Trente ans après son accession au pouvoir le 30 juin 1989, son intention de se représenter à l’élection présidentielle, certes de pure forme, d’avril 2020, leur semblait de ce fait peu souhaitable1. De plus, l’Égypte du maréchal Al-Sissi, tout comme l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, déjà contrariés par le soutien accordé par le régime aux Frères musulmans, s’offusquait de voir la Turquie, épaulée financièrement par le Qatar, s’apprêter à ouvrir un point d’appui stratégique dans la rade de Souakin sur la mer Rouge.

Un coup d’État derrière une révolution en trompe-l’oeil

Les manifestations de rue, à Khartoum et dans les villes du Soudan central, furent donc encadrées par des forces de sécurité dont la répression demeura mesurée. La jeunesse s’installa même en un joyeux et libérateur sit-in devant le quartier-général des Forces armées, auquel mit fin la journée terrible du 3 juin 2019, où les Forces de soutien rapide (Rapid Support Forces, RSF) de Hemedti se livrèrent à un brutal massacre. Une intervention internationale ferme remit le processus de trans

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