Sens tragique et sens de l'espoir chez Nicolas Berdiaeff
Malgré les catastrophes du XXe siècle, Berdiaeff n’a jamais perdu sa foi profondément chrétienne dans la capacité créatrice de l’homme. Il concevait cette dernière à travers une crise profonde du christianisme, liée à travers celle de la culture humaniste occidentale, qui appelait un retour à ses sources spirituelles. La voie de cette revivification passait cependant par la révision de son rapport au communisme et la prise de conscience qu’il ne devait pas être combattu de l’extérieur mais de l’intérieur, là où il mécanise la conscience humaine et l’englobe dans la masse sociale. Lutte qui ne devait pas faire oublier que, dans son combat et son projet social, le communisme était infiniment plus proche de la spiritualité chrétienne que le fascisme.