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Enquête

mars/avril 2014

#Divers

En caricaturant à peine, on pourrait résumer les positions de l’heure par la formule : « Les nihilistes, ce sont les autres. » En particulier, il arrive que les individus religieux accusent pêle-mêle laïques, athées, agnostiques – confondus dans le même repoussoir – de contribuer directement ou indirectement à l’avènement d’une société nihiliste. Il est vrai que les grandes valeurs modernes (démocratie, liberté, rupture avec le théologico-politique ...) ont coïncidé avec la sécularisation, la critique des Lumières, l’avènement de l’indifférence de masse, d’un athéisme souvent élitiste et, en France, d’une laïcité parfois très idéologique. D’où, chez les tenants de cette dernière surtout, la suffisance, fréquente, de ceux qui vont dans le sens du progrès et de l’histoire. Mais d’une part, ce qui a été (partiellement) vrai en Europe – la coïncidence entre « sortie de la religion » et liberté démocratique – ne l’a pas été partout (qu’on pense aux États-Unis, mais aussi à d’autres nations hors Europe), et c’est bien le problème à l’heure de la mondialisation. Et d’autre part, les formes d’épuisement de la démocratie et de la liberté sont manifestes, en Europe notamment, et suscitent de multiples malaises politiques.

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BELLAMY François-Xavier

BOUGANIM Ami

MOREAU Denis

ROYANNAIS Patrick

Daniel Lindenberg

Historien, ses travaux de prédilection portent sur l'histoire des idées politiques et les controverses intellectuelles. Son livre sur le Marxisme introuvable (Paris, Calmann-Lévi, 1975) a participé d'une relecture de la place du marxisme dans les idées politiques en France. Il a consacré de nombreuses études aux interférences et aux croisements entre visions religieuses et idées poitiques,…

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