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Les scandales financiers : aléa moral ou problème éthique ?

mai 2008

#Divers

Les scandales financiers abondent : prêts immobiliers insensés, fraude, mensonge, recherche de gains rapides et immérités. Il serait commode d’y voir une particularité de la finance. À la personne humaine, généreuse et désintéressée s’opposerait l’homo economicus, égoïste et calculateur. Opposition confortable puisqu’elle rejette la faute sur l’autre : « Nous, qui ne sommes pas des banquiers d’affaires, n’avons rien à voir avec leurs turpitudes. » Opposition confortable mais fausse. Partout, c’est le même homme, faillible. Du reste, au-delà des personnes il faut comprendre le système. Dans son essai, De la politique comme science, David Hume critique l’idée selon laquelle la qualité d’un régime ne tient qu’à celle de son prince. Il importe, écrit Hume, de mettre en place une constitution qui incite le gouvernant, même mauvais, à agir pour le bien commun. Avons-nous, à l’inverse, mis en place un système financier qui incite les banquiers les plus honnêtes à agir à l’encontre du bien commun ? Afin d’étudier cette question, il convient d’analyser les mécanismes qui produisent le scandale. La compréhension de ces enchaînements est un préalable nécessaire à toute tentative de réforme de la sphère financière.

Pour mener cette analyse, nous procéderons en deux temps. L’économiste, d

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