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Au-delà d'­Ibn Khaldûn : la tragédie arabe n'­est pas fatale

mai 2016

#Divers

La tragédie syrienne est au centre d’une vaste recomposition du Moyen-Orient dont la violence peut se comprendre dans les termes de la psycho-politique khaldûnienne. Mais elle ne doit pas cacher, au sein même de ces sociétés effondrées, l’invention quotidienne d’une nouvelle citoyenneté démocratique.

Nous peinons à qualifier en termes humains et sociaux la douloureuse recomposition du Moyen-Orient, dont la tragédie syrienne est l’épicentre et résonne à travers le monde arabo-musulman jusqu’en Europe : quels espaces de liberté et de libre détermination pouvons-nous y distinguer, au-delà de l’effondrement de la vie sociale, du fractionnement de l’espace et de la brutalité du politique ?

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Bruno Aubert

Diplomate et arabisant dans la tradition de l’orientalisme français (voir son article sur Louis Massignon), ambassadeur de France au Soudan, sa réflexion fait le lien entre la connaissance historique et culturelle de l’aire arabo-musulmane et l’analyse des soubresauts politiques contemporains.

Dans le même numéro

Nous sommes fatigués du Moyen-Orient : nous ne le comprenons plus, nous ne voulons plus y intervenir, et nous nous replions sur nous-mêmes face à l’afflux de réfugiés. Le dossier, coordonné par Hamit Bozarslan, propose un éclairage historique, sociologique et politique sur les crises qui défont et recomposent le Moyen-Orient, en particulier la tragédie syrienne.