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Dans le même numéro

Apart Together, de Wang Quan'an

mars/avril 2012

#Divers

Les trois films (sur cinq) du Chinois Wang Quan’an que nous avons pu voir en France forment (« involontairement », dit-il) une trilogie : la trilogie des deux maris. Le premier, le Mariage de Tuya, Ours d’or à la Berlinale de 2007, nous a enchantés. Tourné en Mongolie intérieure, il raconte l’histoire d’une Mère Courage, la belle Tuya, de Bater, son mari, et de leurs deux enfants. Blessé alors qu’il creusait un puits, Bater est paralysé. Tuya (Yu Nan, la femme du réalisateur) est seule pour faire paître les moutons et aller chercher l’eau, à dos de chameau, à trente kilomètres de chez elle.

Une seule solution : divorcer et se remarier. Même sa belle-sœur veut l’en convaincre, qui est prête à prendre Bater chez elle et à le nourrir malgré ses six enfants. Pas question. Tuya met une condition à son remariage : le nouveau mari devra non seulement prendre Bater en charge, mais le garder avec eux. Tour à tour comique, épique, dramatique, le Mariage de Tuya est toujours magnifique. Wan Quan’an, dont la mère est mongole, parle de ce qu’il connaît bien : l’industrialisation sauvage d’une région par le gouvernement chinois, qui ne veut qu’amener en ville de la main-d’œuvre à bon marché. Mais le film est bien plus qu

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