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Boxes, de Jane Birkin

juin 2007

#Divers

En un temps où règne un nombrilisme agaçant, où huit romans sur dix ne sont que le récit sans distance ni pudeur des souvenirs personnels de l’auteur, et où certains films ressemblent à des séances de psychanalyse, sûrement bénéfiques pour le réalisateur mais où notre présence semble incongrue, Boxes, paradoxalement, échappe à ces critiques.

Paradoxalement, car Boxes, écrit, réalisé et joué par Jane Birkin, devrait être l’exemple parfait du film nombriliste. Voyez plutôt. Dans une grande maison, au bord de la mer, où elle vient d’emménager et où les boîtes (boxes, en anglais) s’empilent encore, pleines de lettres et de souvenirs, Anna (Jane Birkin) joue à cache-cache avec tous les gens qu’elle aime, morts et vivants confondus. Il y a là son père (Michel Piccoli), sa mère (Géraldine Chaplin) et ses trois filles : Fanny (Natacha Régnier), Camille (Lou Doillon) et la petite Lilly (Adèle Exarchopoulos). Les trois pères sont là aussi : l’Anglais (John Hurt), Max (Maurice Bénichou) et Jean (Tchéky Karyo).

À moins de tout ignorer, ce qui est rare, de la vie de Jane Birkin, impossible de ne pas reconnaître dans les personnages ses propres parents (dont elle parle beaucoup), son pre

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