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Dans le même numéro

Après l'État planificateur et l'État stratège, comment mieux anticiper l'avenir ?

janvier 2013

#Divers

Se plaindre de la disparition du Commissariat général au Plan et souhaiter le retour à la planification d’antan est une rengaine française. Cette rengaine relève pour une part du mythe, de la croyance qu’un nouveau « plan Monnet » est possible. Or, le temps du dirigisme, de la fermeture des frontières, de l’inflation suivie de dévaluations, des parités fixes, des acteurs sociaux peu nombreux est aussi révolu que le temps de la marine à voile. Lui a succédé celui des marchés, de la mondialisation, de l’euro et de l’intégration européenne. Lorsqu’en 2005, Dominique de Villepin a supprimé le Commissariat général au Plan, celui-ci était fort malade et le dernier plan, le dixième, remontait à 1989.

La rengaine fut bruyamment fredonnée à gauche. La « déplanification » était dénoncée dès les années 1950, par exemple par Pierre Mendès France. Dans les années 1970, la Cfdt, en particulier, prônait la « planification démocratique ». Avant le congrès de Metz, Laurent Fabius opposait le plan à Michel Rocard défenseur du marché. En 1981, le zèle planificateur disparut. Michel Rocard, que le président voulait marginaliser, était nommé ministre du Plan. La planification continua de décliner : il y eut un « plan intérimaire » bâclé en quelques mois sans portée pratique, une loi sur la planification inappl

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